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Perturbation de la circulation à Kinshasa : Journée ville morte pour dénoncer l’agression rwandaise

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Ce mardi 28 janvier 2025 matin, la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa, est le théâtre d’importantes perturbations de la circulation et des activités commerciales, suite à l’appel à une « journée ville morte » diffusé sur les réseaux sociaux. Cette mobilisation est organisée par des groupes de citoyens désireux de dénoncer ce qu’ils qualifient d’agression rwandaise, une question qui alimente des tensions croissantes dans la région des Grands Lacs.

Dès les premières heures de la journée, des manifestants ont pris d’assaut les principales artères de Kinshasa, bloquant la circulation des véhicules en érigeant des barricades à l’aide de pneus enflammés et d’autres objets. Les manifestants, arborant des slogans hostiles à l’égard du Rwanda, ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une violation des droits souverains du pays et une menace pour la sécurité nationale.

Selon certaines sources, quelques ambassades ont été attaquées par les manifestants, dont celui de la France, des USA et de la Belgique.

Les autorités ont rapidement réagi en tentant de désamorcer la situation, mais les manifestants, déterminés, ont empêché l’accès à de nombreuses zones stratégiques de la ville, rendant la circulation quasi impossible pour les automobilistes. En revanche, les motos et quelques piétons ont été autorisés à passer, à condition de porter des rameaux en signe de deuil, symbolisant leur soutien à cette cause et leur solidarité envers les victimes.

Les commerces, écoles et institutions publiques se sont vu contraints de fermer leurs portes, impactant considérablement le quotidien des Kinois. La situation, d’une ampleur inattendue, a entraîné des files d’attente interminables et une insatisfaction croissante parmi les habitants qui cherchent à se rendre à leurs lieux de travail ou à des rendez-vous essentiels.

Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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