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Guerre du M23/Rwanda : Un nouveau front ouvert dans le Nyiragongo, des rudes combats répertoriés ce dimanche
Depuis les premières heures de ce dimanche 26 janvier, le M23/AFC a lancé de nouveaux combats contre les positions des FARDC aux bornes 12 et 13, dans le village de Vubiro, situé dans le groupement Buvira, en territoire de Nyiragongo.
Selon une source de la Société civile jointe ce matin, les rebelles ont ouvert ce nouveau front après avoir été repoussés par les forces gouvernementales vers Kalake et Kanyamahoro, toujours en territoire de Nyiragongo. La même source indique que les FARDC s’efforcent de repousser l’ennemi et que plusieurs éléments du M23 auraient été capturés.
Par ailleurs, une autre source rapporte la présence des blessés à Kanyaruchinya, causés par une bombe larguée par l’ennemi dans les environs de cette localité. Pris de panique, la population locale ainsi que les déplacés présents dans la zone évacuent massivement vers Goma, aggravant ainsi leurs conditions humanitaires déjà précaires.
Pour l’heure, la situation demeure tendue dans l’agglomération de Goma, où les attaques des rebelles maintiennent un climat d’incertitude et de peur.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGO PROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
