Société
Service National : Deux écoles de Kinshasa gratifiées de bancs fabriqués par des ex-Kulunas
Le Service National relance en ce début d’année sa caravane de distribution gratuite de bancs dans les milieux éducatifs publics de la RDC. 300 bancs-pupitres ont été offerts ce jeudi 23 janvier 2025 à l’Institut technique et industriel Nd’jili (ITI N’djili) et 300 autres bancs adaptés aux spécificités d’une école technique à l’Institut technique et commercial Bahumbu/Mateté.

Par ailleurs, le général major Kasongo Kabwik s’est donc exprimé en tant que parent et en sa qualité de commandant du service national en ces termes.

« En tant que parent, c’est un sentiment de bonheur que je ressens, mais en tant que commandant du service national, c’est un sentiment d’avoir accompli une mission qui consistait à premièrement encadrer ceux-là que nous avons encadrés. Ils ont produit un travail, et le travail se fait sentir parmi nos enfants qui sont heureux de voir que les bancs sont mis à leur disposition pour bien suivre les enseignements. »,a dit le général Major Kasongo Kabwik.
Les élèves de cet établissement ont exprimé leur gratitude au président de la République pour son engagement en faveur de l’amélioration des conditions d’études par ce geste louable qui s’inscrit dans le cadre du programme de la gratuité de l’enseignement et l’amélioration des conditions des apprenants.

Pour le général major Kasongo Kabwik, cet engagement ne connaît pas de date d’expiration.
» Tant que les missions du service national n’ont pas changé, nous allons continuer à doter les écoles de bancs. C’est une instruction permanente du chef de l’État. Nos ateliers sont en train de produire des bancs, et je profite de cette occasion pour vous annoncer que dans la province de Kinshasa, chaque semaine nous aurons à doter 4 écoles de bancs ».
Et de continuer : « Nous l’avons fait aujourd’hui, et demain nous avons une autre opération, et si pas le samedi, le lundi nous passerons dans’ d’autres écoles. Mais aussi dans les institutions d’enseignements supérieurs comme l’islam, Lisp, et nous repartirons de nouveau à l’union, c’est un ordre du commandant suprême que nous sommes en train d’exécuter. », a-t-il ajouté
Ce denier a informé que ce processus n’exclut pas l’intérieur du pays, certaines écoles de Lubumbashi et de Mbuji Mayi, l’Équateur et du Lualaba en bénéficieront dans les jours à venir. Cependant, les écoles construites par le service national sont automatiquement dotées en bancs.

Notons qu’en 2025, le service national, dans son apport au développement du pays par l’encadrement de la jeunesse, entend atteindre ses fins dans les différents secteurs où il exerce déjà et compte étendre ses actions dans plusieurs autres domaines.
Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
