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Kasumbalesa : Quand la tracasserie devient un casse-tête pour les commerçants

 

Les petits commerçants transfrontaliers sont victimes d’une haute tracasserie au couloir piétonnier de Kasumbalesa. Cette tracasserie est orchestrée par différents services non autorisés qui s’illustrent par des perceptions illégales en leurs faveurs, un manque à gagner pour le Trésor public.

Plus de 10 services fonctionnent en toute quiétude au couloir sous l’impuissance totale de la DGDA et des autorités civiles, une pratique qui donne la force à la contrebande.

Devant cette tracasserie, les petits commerçants sollicitent l’implication du pouvoir central car même les produits vivriers sont visés et les conséquences sont incalculables sur les marchés de Kasumbalesa.

« Nous sommes obligés de revoir le prix de nos articles à la hausse, car au niveau du couloir, en dehors de la déclaration, nous payons plus de 10 services pour sortir avec nos marchandises. Plusieurs fois nous avons saisi les autorités, mais sans succès jusque-là, » nous avoue un commerçant sous l’anonymat.

Ces différents services opèrent sous les parapluies dans l’enceinte du couloir, y compris même à la sortie où les services de sécurité (la police, FARDC) sont visibles.

Au nombre de services, s’ajoute la taxe de la province, donc du Gouvernorat, qui œuvre à travers ABS, dont la signification même est méconnue, en faisant payer les produits vivriers.
« Notre étonnement est de voir même le Gouvernorat percevoir au couloir à travers le service ABS qui fait payer par vélo : 1 vélo de riz 10.000 FC, huile végétale 10.000 FC, jus 5.000 FC. La question est de savoir, cet argent entre dans quel compte ? » s’interroge la même source.

Joint au téléphone, la receveuse principale de la DGDA au couloir se réserve de toute déclaration et nous renvoie à la Sous-direction de la DGDA/Kasumbalesa.

*Joseph Malaba/Congoprofond.Net*