Culture
Emmanuel Ngunga expose “l’Évidence, la clé de l’ignorance” et “Débarras de l’indécis”, appelant au changement de mentalité
Jeune artiste peintre, Emmanuel Ngunga fait son entrée dans la sphère artistique professionnelle. Il participe actuellement à l’exposition Espace Observé, qui se tient depuis le 18 janvier au Manoir Lodge, dans l’enceinte de la Sablière, site touristique à N’sele.
À travers sa démarche artistique, Ngunga puise son inspiration dans les réalités de la communauté, n’hésitant pas à utiliser des textures audacieuses et des symboles africains, tout en choisissant des couleurs qui rappellent la richesse culturelle du continent.

Son objectif est clair : véhiculer un message de changement, axé sur la connaissance de l’histoire et un retour aux véritables valeurs culturelles africaines, en particulier celles de la République démocratique du Congo.
Passionné par l’art, il considère la culture comme la véritable richesse d’un peuple. Dans son œuvre intitulée L’évidence, la clé de l’ignorance, il explore les réalités déplorables d’un peuple, esclave d’une histoire mal racontée et victime d’une vie qui ne lui appartient pas.

« Un enfant pleure, et ses larmes, qui coulent comme de l’or, symbolisent une richesse invisible à nos yeux. Cela signifie que, bien que nous soyons riches, nous ne réalisons pas notre propre valeur. Le tissu blanc représente la vérité, soulignant que nous sommes aveuglés par ce qui prétend être la vérité. Au lieu de percevoir les choses par nous-mêmes, nous les voyons à travers des interprétations extérieures, ce qui nous empêche de toucher cette richesse cachée », a-t-il expliqué.
Avec une volonté manifeste de changer la donne face à la malveillance, Emmanuel Ngunga propose une œuvre qui invite à prendre des décisions capables de transformer les situations.

« Le véritable problème ici ne réside pas dans la malveillance des autres, mais dans les décisions que nous prenons. Tant que nous ne changeons pas notre manière d’agir, nous continuerons à nous lamenter sur tous les aspects de notre vie. En tant qu’artiste, j’ai utilisé cette idée pour illustrer un enfant qui agit, retire la main du méchant pour voir les choses par lui-même. Il prend des décisions pour transformer la situation.» A soutenu l’auteur.
Utilisant l’acrylique comme matière de prédilection, Ngunga, diplômé de l’Académie des Beaux-Arts (ABA) de Kinshasa, présente également d’autres œuvres, comme “Moseka”, accessibles au Manoir de la Sablière, où l’exposition se poursuit jusqu’au 1er février.
Exaucé Kaya