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Sécurité

RDC : La CENCO soutient l’organisation d’un culte interconfessionnel pour la paix à l’Est du pays

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L’Église catholique, à travers la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), a exprimé son appui à l’initiative d’un culte interconfessionnel en faveur de la population de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et des Forces armées de la RDC (FARDC). L’annonce a été faite mardi par Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, à l’issue d’une rencontre avec le ministre de la Justice et garde des Sceaux à Kinshasa.

 » Le ministre nous a présenté son projet d’organisation de ce culte interconfessionnel. Nous sommes d’avis avec lui, car la situation humanitaire dans cette région est dramatique. La mission de l’Église est de prier pour la nation et ses populations en détresse. », a déclaré Mgr Donatien Nshole.

Un appel à la paix et au soutien des victimes

L’initiative vise à rassembler différentes confessions religieuses dans une prière commune pour le rétablissement de la paix dans l’Est du pays, une région en proie à des violences armées chroniques. Pour l’Église catholique, cette mobilisation spirituelle doit inclure toutes les victimes, civiles et militaires, de ces conflits.

 » Notre mission ne se limite pas à prier pour les soldats au front, mais aussi pour les personnes déplacées, celles contraintes de vivre dans les forêts, les orphelins, et toutes les victimes qui aspirent à la paix « , a-t-il renchéri.

La CENCO réaffirme ainsi son rôle de soutien moral et spirituel dans un contexte marqué par une crise humanitaire sans précédent. L’Église catholique, en tant que principale force religieuse du pays, joue un rôle clé dans la cohésion sociale et la promotion des valeurs de paix et de solidarité.

Une réponse à une situation préoccupante

Cette annonce intervient alors que la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC continue de se détériorer. Des milliers de personnes déplacées, des familles séparées, et des conditions de vie précaires soulignent l’urgence d’une action concertée impliquant différents acteurs, y compris les communautés religieuses.

L’organisation de ce culte interconfessionnel, en date du 09 février prochain, pourrait symboliser une étape importante dans la mobilisation nationale pour la paix et la solidarité envers les populations affectées.

Félix Ilunga

Sécurité

Kasaï-Central : un conflit autour d’un site aurifère à Bambayi fait plusieurs victimes, dont un chef coutumier

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Dans le secteur de Bambayi, groupement d’Ana Nzaji, territoire de Luiza, province du Kasaï Central, un violent conflit communautaire a éclaté ce lundi 2 juin autour d’un site d’exploitation artisanale de l’or. Les villages Nguni Kanana et Nguni Tshitadi se sont affrontés dans des heurts d’une rare intensité, transformant une zone minière en théâtre de violence.

Selon les informations recueillies auprès de Paulin Nkongolo de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), les tensions entre les deux communautés portaient sur la revendication et le contrôle d’un périmètre aurifère exploité de manière artisanale. Ce différend foncier, longtemps latent, aurait fini par dégénérer en affrontements ouverts.

Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés et de pertes en vies humaines. La NSCC confirme notamment la mort d’un chef coutumier du village Nguni Tshitadi, une information qui a fortement choqué les habitants de la zone. D’autres victimes seraient également à déplorer, mais leur nombre exact reste encore à confirmer.

Sur place, la situation reste préoccupante malgré un retour progressif au calme. Le président territorial de la Nouvelle Société Civile Congolaise, Paulin Nkongolo Nsake, décrit des scènes de panique et de violence incontrôlée :

« Les populations se sont affrontées autour d’un site minier que chacun revendique. Nous demandons une intervention urgente des autorités pour éviter une nouvelle escalade », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités administratives ou sécuritaires. Cette absence de communication alimente l’inquiétude des habitants, déjà éprouvés par la répétition des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.

Face à cette situation, la société civile appelle à une intervention rapide des autorités provinciales et nationales, afin de restaurer l’ordre, sécuriser la zone et ouvrir une enquête indépendante pour établir les responsabilités dans ce nouvel épisode de violence communautaire.

Mike Tyson Mukendi

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