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Société

Les autorités religieuses rejettent la peine de mort contre les Kuluna : une défense de la vie humaine

Face à l’insécurité croissante en RDC, les autorités ont levé le moratoire sur la peine de mort, entraînant la condamnation à mort de 127 jeunes hors-la-loi communément appelés Kuluna. Une décision qui divise, mais suscite une opposition ferme des autorités religieuses.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dénonce ce choix comme un « retour en arrière ». Selon Mgr Donatien Nshole, « chaque vie est sacrée, et la répression doit viser la rééducation plutôt que l’élimination ». De leur côté, l’Église du Christ au Congo (ECC) et la Communauté islamique du Congo (Comico) rappellent que l’article 16 de la Constitution garantit le respect de la vie humaine.

Pour le porte-parole de l’ECC, le pasteur Eric Senga, la peine de mort viole non seulement les principes religieux, mais aussi l’article 16 de la constitution congolaise, qui garantit la protection de la vie humaine. « Il est impératif de diversifier les mécanismes d’encadrement des Kuluna, au lieu de céder à des solutions expéditives ».

Les autorités islamiques, par la voix de Cheik Abdallah Mangala, président de la Communauté islamique du Congo (Comico), appellent à des mesures basées sur la justice réparatrice et la prévention. Selon lui, la société congolaise gagnerait davantage à investir dans l’éducation et la réinsertion sociale qu’à perpétuer un cycle de violence légalisée.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET