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Patrick Muyaya : Quand la pédagogie médiatique redonne vie au front de l’Est

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Le constat est clair et les résultats parlent d’eux-mêmes : sur le front médiatique de la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo, les efforts du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, portent des fruits et des bons. À l’image d’un général galvanisant ses troupes, Muyaya a bel et bien insufflé une nouvelle dynamique à la communication de crise en temps de guerre.

Il y a encore quelques mois, les récits autour des Forces Armées de la RDC (FARDC) oscillaient entre désillusion et scepticisme. Mais aujourd’hui, le ton a changé. Les médias, loin de se contenter d’un discours de façade, rapportent des faits corroborés par la réalité du terrain : les FARDC reprennent des localités stratégiques aux mains du M23. Ces dernières 96 heures, plusieurs victoires ont été enregistrées, redonnant espoir à une nation longtemps éprouvée.

Cette transformation ne doit rien au hasard. Patrick Muyaya avait, en effet, rappelé à l’ordre les professionnels des médias, insistant sur la nécessité d’une communication responsable en temps de guerre. . « Avec leurs micros, plumes, caméras et téléphones, ils sont à nouveau engagés à contribuer à la défense de la patrie dans le cadre du front médiatique », a-t-il déclaré avec conviction.

Ce message, perçu par certains comme un appel à l’unité nationale et par d’autres comme une pression, semble avoir eu un effet mobilisateur.

FARDC : un nouveau souffle

Les FARDC, que beaucoup considéraient comme un « patient en état de mort clinique », montrent aujourd’hui des signes de résilience. Les battements de son cœur ont repris. L’élan sur le terrain inspire confiance et réveille un sentiment d’unité nationale. Loin d’être une simple opération médiatique, les exploits des FARDC sont confirmés par des reportages concordants issus de différents médias indépendants.

Cette renaissance militaire est une victoire morale non seulement pour l’armée, mais aussi pour tout un peuple qui commence à croire à nouveau en ses défenseurs. Cependant, les défis restent colossaux : la guerre est loin d’être terminée, et le M23 n’a pas dit son dernier mot.

La lutte contre la désinformation : Un autre front crucial

Dans ce conflit, le Rwanda est accusé de mener une guerre de désinformation massive sur les réseaux sociaux, utilisant des trolls et des faux comptes pour diffuser un « empire du mensonge ». Patrick Muyaya en est conscient : « Avec les journalistes des médias nationaux, nous avons réitéré notre soutien aux FARDC. Nous avons aussi décidé de coaliser pour combattre la manipulation du Rwanda. »

En s’attaquant à la désinformation, le ministre ne fait pas qu’appeler à l’unité : il reconnaît également le rôle stratégique de l’information dans une guerre moderne. Ce combat pour la vérité est mené aux côtés de journalistes qu’il qualifie de « patriotes avant d’être journalistes».

La liberté de la presse en RDC : Entre scepticisme et responsabilité

Il serait réducteur d’affirmer que l’adhésion des journalistes au narratif gouvernemental résulte d’une quelconque crainte de représailles. La RDC, malgré ses défis, garantit la liberté de la presse. Les médias restent libres de leur ligne éditoriale, même si certains ont été rappelés à leurs responsabilités face à la gravité de la situation nationale.

Patrick Muyaya a réussi à instaurer un cadre où la communication se veut pédagogique, évitant les messages alarmistes ou décourageants. Toutefois, le véritable défi réside dans la pérennisation de cet élan médiatique et militaire.

Pour beaucoup de Congolais, ces victoires récentes des FARDC ne doivent pas être une parenthèse dans l’histoire du conflit à l’Est. Elles doivent marquer le début d’une offensive durable qui mènera à la victoire finale. Cette aspiration collective transcende les discours officiels pour devenir une revendication nationale.

Patrick Muyaya conclut, presque comme un mot d’ordre : « Tout pour la patrie ! #BendeleEkweyaTe. » Cette déclaration résume l’état d’esprit actuel : détermination, résilience et foi en la victoire. Mais au-delà des mots, c’est sur le terrain que se jouera le sort de cette guerre, et les FARDC n’ont pas le droit à l’échec.

Claudine N. I.

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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