Actualité
Guerre M23/Rwanda : Mise en garde des médias qui font la promotion des actions terroristes !
Au cours d’une réunion du Conseil supérieur de la défense élargi, présidée ce mercredi 8 janvier, par le président de la République, la question “d’informations propagandistes” contre l’armée congolaise a été abordée. Les médias congolais qui font la promotion des actions des mouvements terroristes dans l’Est de la République démocratique du Congo, sont menacés de subir la fureur des autorités.
« Des mesures seront prises dans les jours à venir contre tous les médias qui travailleraient dans le sens d’accompagner l’oeuvre terroriste qui s’est faite en RDC pour l’impératif de la paix », a fait savoir le ministre de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, à l’issue de la réunion.
Au terme de cette rencontre, le chef de l’État a loué la bravoure et les sacrifices des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Par ricochet, le Président Tshisekedi a lancé un appel à tous les Congolais à faire confiance aux efforts que déploie le gouvernement avec les FARDC, pour restaurer la paix dans la partie Est du pays.
L’agression Rwandaise dans l’Est de la RDC est à l’étape de Masisi Centre. Délogées samedi 4 janvier dernier par les terroristes du M23 appuyés par l’armée Rwandaise, les FARDC ont repris ce mercredi 8 janvier le contrôle de cette cité, en repoussant loin les rebelles, qui avaient occupé également d’autres localités telles que Katale et Lushebere.
Willy Theway Kambulu
Politique
RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle
Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.
« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.
Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.
Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.
Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.
Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.
L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».
La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?
Blaise ABITA ETAMBE
