Connect with us

Mémoire

2 janvier 2014 – 2 janvier 2025 : Onze ans déjà depuis la disparition du Colonel Mamadou Ndala Moustafa

Published

on

Cela fait exactement 11 ans que le Colonel Mamadou Ndala Moustafa, figure emblématique des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a perdu la vie sur le champ de bataille à l’Est du pays. Ancien commandant du 42e bataillon des Unités de Réaction Rapide, il a été tué dans une embuscade au quartier Ngadi, à environ 10 kilomètres de Beni, sur la route nationale numéro 4.

Le Colonel Ndala regagnait alors son quartier général récemment établi à Eringeti, dans le territoire de Beni, au cœur de sa mission de sécurisation contre les forces négatives qui déstabilisaient la région. Sa mort, survenue dans des circonstances tragiques, a laissé un vide immense dans les rangs de l’armée et auprès de la population congolaise, qui voyait en lui un héros national.

Sa mémoire continue de marquer l’histoire contemporaine de la RDC, symbolisant le sacrifice ultime pour la défense de la patrie. À travers ce triste anniversaire, la nation se souvient de son courage, de son leadership et de son engagement indéfectible pour la paix et la stabilité.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET

Mémoire

Disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo : une pionnière de la politique congolaise s’en va

Published

on

La scène politique de la République démocratique du Congo est en deuil. Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est éteinte ce mercredi 18 mars 2026 à Kinshasa, à l’âge de 81 ans. Sa disparition met fin à une vie marquée par un engagement constant au service de l’État, ainsi que par une remarquable carrière politique.

Son ascension au sein de l’appareil d’État zaïrois illustre une carrière construite avec rigueur et ambition. Dès 1967, elle est nommée bourgmestre de la commune de Gombe, cœur administratif et politique de la capitale. Elle occupera par la suite des fonctions de premier plan, notamment comme vice-gouverneure de Kinshasa, avant d’en devenir gouverneure. En 1972, elle est appelée à diriger la province du Kongo-Central, alors connue sous le nom de Bas-Zaïre.

Au fil des années, elle a également participé à l’action gouvernementale, contribuant à la mise en œuvre des politiques publiques à une période charnière de l’histoire nationale.

Née en 1944 à Tshumbe, Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est imposée très tôt comme une figure montante dans les sphères du pouvoir. Dans un contexte politique dominé par les hommes, elle a su tracer son chemin avec détermination, devenant l’une des rares femmes à accéder à de hautes responsabilités sous le régime de Mobutu Sese Seko.

Au-delà de ses fonctions, Catherine Nzuzi wa Mbombo restera dans les mémoires comme une femme de caractère, issue d’une lignée engagée et résolument tournée vers l’action publique. Dans un environnement souvent peu favorable à l’ascension des femmes, elle a su s’imposer avec autorité, ouvrant ainsi la voie à une plus grande participation féminine dans les hautes sphères de décision.

Mère de famille, elle a su conjuguer vie familiale et responsabilités publiques, incarnant un modèle de leadership pour plusieurs générations de Congolaises.

Parallèlement à sa carrière politique, elle s’est distinguée dans le monde des affaires. Elle fait partie de cette génération de femmes congolaises qui ont su allier engagement politique et initiatives économiques, contribuant à redéfinir le rôle de la femme dans la société congolaise moderne.

La disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo est un événement considérable dans la mémoire collective et politique du pays. Elle restera comme l’une des figures emblématiques de son époque, une pionnière dont le parcours continue d’inspirer.

En ce moment de recueillement, la nation congolaise rend hommage à une femme d’exception, dont l’empreinte dans les institutions publiques et dans l’histoire politique nationale demeurera indélébile.

Régis NGUDIE/Congoprofond.net

Continue Reading