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Kasaï-central : Le gouverneur Kambulu convoqué d’urgence à Kinshasa (Document)

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Le gouverneur de la province du Kasaï-central, Moïse-Joseph Kambulu, est rappelé d’urgence à Kinshasa par le vice-Premier ministre, en charge de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo.

Cette convocation est contenue dans un message officiel adressé à l’autorité concernée, datant du 31 décembre dernier, dont une copie est arrivée à notre rédaction.

Dans ce document, il est exigé au gouverneur de rejoindre Kinshasa à l’immédiateté pour motif de consultation.

Le chef de l’exécutif provincial du Kasaï central est sommé d’être consulté après sa sortie médiatique controversée, dans un briefing avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, pendant le séjour du Président Tshisekedi à Kananga.

Le gouverneur avait affirmé que rien n’est fait dans sa province. « le Kasaï central est une province abandonnée » avait-il déclaré.

Cette déclaration a été largement saluée dans l’opinion, par ceux qui estiment qu’il s’agit d’une vérité incontestable du vécu quotidien du peuple Centre kasaien. Les autres, par contre, estiment que cette vérité ne devrait pas être dévoilée par le gouverneur en sa qualité de l’autorité provinciale.

Quant aux opportunistes politiques, ils ont trouvé l’occasion propice pour tenter de se frayer une place sur la table du prochain gâteau à partager.

Déterminés à régler les comptes à ce gouverneur ayant fait preuve d’une intégrité sans pareil, quelques animateurs des partis politiques membres de l’Union sacrée (plateforme du président de la république) ont même exigé la démission du gouverneur Kambulu quant à ce.

Willy Theway Kambulu/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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