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Ngoy Mulunda : Entre réfugié et caution politique, un parcours étonnant
Depuis le 18 décembre 2024, l’ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la RDC, Daniel Ngoy Mulunda, se trouverait dans une situation pour le moins complexe en Zambie, où il bénéficierait du statut de réfugié. Ce contexte soulève des questions cruciales sur les dynamiques politiques dans la région et sur le traitement des figures controversées de la RDC.
Ngoy Mulunda, dont le nom est souvent associé à des périodes tumultueuses de la vie politique congolaise, a connu un parcours semé d’embûches. En 2022, après avoir été condamné à trois ans de prison pour « incitation à la haine, propagation de faux bruits et atteinte à la sûreté de l’État », il a obtenu une liberté provisoire. Il en a profité pour traverser la frontière et se mettre à l’abri.
Son verdict, qui a suscité de vives réactions tant sur le plan national qu’international, démontre les tensions qui entourent les figures politiques ayant exercé un pouvoir contesté. Aujourd’hui, sa situation en Zambie, où sa famille a obtenu l’asile aux États-Unis, semble illustrer une certaine forme d’impunité dont peuvent bénéficier certains anciens responsables congolais.
Ce phénomène de fuite des cerveaux et d’asile politique interroge sur la responsabilité des dirigeants passés et sur l’impact de leur gestion sur l’avenir du pays. Alors que des millions de Congolais continuent de lutter pour un avenir meilleur, ces caciques, qui ont souvent contribué à l’instabilité du pays, se trouvent dans des refuges confortables, loin des conséquences de leurs actes.
Les tractations éventuelles entre la RDC et la Zambie concernant Ngoy Mulunda ajoutent une couche de complexité à cette situation. Pourquoi un ancien haut fonctionnaire, dont le passé est entaché de controverses, pourrait-il faire l’objet de discussions diplomatiques ? Cela soulève des interrogations sur le poids des relations inter-étatiques et sur la manière dont les anciens dirigeants sont particulièrement traîtés.
Ils peuvent être perçus comme des atouts ou des menaces, selon les circonstances. Il est également impératif de réfléchir aux implications de cette situation pour la société congolaise. La facilité avec laquelle certains leaders peuvent quitter le pays et bénéficier d’un statut de réfugié masque souvent les souffrances et les injustices vécues par le peuple.
Cela nuit à la quête de justice et de responsabilité qui est essentielle pour l’avenir de la RDC. Le cas de Daniel Ngoy Mulunda est révélateur des enjeux politiques, sociaux et éthiques qui entourent la gouvernance en RDC. Il est un miroir des défis à relever pour un pays en quête de renouveau et de justice, face à un passé chaotique et à des leaders qui semblent, pour certains, avoir échappé à leurs responsabilités.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
