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UNIKIN : La présentation du résumé du mémoire en l’une des langues nationales obligée à tout étudiant à la fin d’études
Les autorités académiques de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) ont décidé que chaque étudiant présente le résumé de son mémoire dans l’une des langues nationales à savoir Tshiluba, Swahili, Lingala ou Kikongo, en plus du français.
L’instruction y relative est contenue dans une correspondance du secrétaire général académique de cette institution, professeur Charles Odiko Lokangaka, adressée à tous les doyens des facultés de l’UNIKIN, dont une copie est arrivée à notre rédaction ce vendredi.
Dans ce document, le secrétaire général académique précise que ceci fait suite à une recommandation du Comité de gestion lors de sa réunion du 11 décembre 2024.
Motif de satisfaction pour Patrick Mukenge, étudiant nouvellement diplômé de cette institution approché par la rédaction CongoProfond.net, qui salue par cette décision, la volonté des autorités de l’UNIKIN, de promouvoir les langues et cultures congolaises.
« Cette mesure revêt d’une importante sociale et idéologique opérant une tournure de croyances. Jadis, on pouvait croire que, est intelligent ou sage, celui qui parle mieux français. Mais en réalité, un homme qui maîtrise la chose est capable de la véhiculer en toute langue qu’il comprend. », a-t-il soutenu.
Un mémoire universitaire de fin d’études est un travail de recherche approfondi réalisé par l’étudiant dans le cadre de la finalisation de ses études supérieures. Il est obligatoire pour clôturer le deuxième cycle universitaire, pour l’obtention du titre de licencié.
Il implique un travail de recherche sur un sujet spécifique choisi par l’étudiant, en accord avec son directeur de mémoire. Il suit également une structure académique et doit démontrer la capacité de l’étudiant à mener une recherche indépendante, analyser des données et présenter des conclusions claires et cohérentes.
Le résumé du mémoire dont il est question en l’une des langues nationales, entre en concert à l’étape de l’évaluation, comme à coutumier, de celui-ci après soumission, par un jury composé de professeurs ou d’experts dans le domaine d’étude de l’étudiant.
Willy Theway Kambulu
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
