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Sécurité

Circulation interdite à Kananga après 23H00 : Mesure exceptionnelle préparatoire de l’arrivée du Président Félix Tshisekedi

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Dans un mouvement stratégique annoncé ce vendredi 20 décembre 2024, le ministre provincial de l’Intérieur du Kasaï Central, Alain Lukusa Mpoyi, a décrété l’interdiction de toute circulation dans la ville de Kananga au-delà de 23H00, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Cette décision fait suite à une série d’événements préventifs en prévision de la visite officielle du Président Félix Tshisekedi, prévue pour ce lundi 23 décembre 2024.

Ce communiqué officiel, émis jeudi dernier, précise que cette mesure de sécurité doit être strictement appliquée, et s’étend à toutes les routes, axes d’entrées et de sortie de la ville. Les responsables des postes de péage, ainsi que ceux des entités décentralisées et déconcentrées, ont été explicitement instruits de prendre les dispositions nécessaires pour garantir cette restriction nocturne.

Dans son annonce, M. Lukusa Mpoyi souligne l’importance de cette mesure pour assurer la sécurité publique et la sérénité de la ville en prévision de l’événement de grande envergure que représente la visite présidentielle. Cette initiative vise non seulement à minimiser les risques d’incidents, mais également à faciliter la logistique et l’organisation de l’accueil du chef de l’État.

Le ministre a également fait appel à la collaboration des habitants et a tenu à préciser que des exceptions pourraient être envisagées pour des cas d’urgence situés dans des paramètres définis par les autorités locales. Les riverains et usagers de la route sont donc priés de bien planifier leurs déplacements en conséquence, pour éviter tout désagrément.

Cette mesure, bien que nécessaire pour des raisons de sécurité, suscite des inquiétudes parmi la population locale qui s’interroge sur la manière dont ces restrictions pourront impacter la vie nocturne de la ville. La préoccupation principale est de savoir comment les travailleurs de nuit et les services d’urgence, tels que les ambulances et la police, pourront fonctionner efficacement dans un environnement restreint.

Le ministre a rassuré que la sécurité des citoyens est la priorité absolue des autorités et que des aménagements seraient envisagés pour répondre aux préoccupations, tout en respectant la stricte application de la décision.

Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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