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Société

Kinshasa : Les viandes de chien et de chat de plus en plus prisées

Scandale pour les uns, motif de fierté pour les autres, la consommation de viandes de chien et de chat fait des émules auprès des jeunes kinois sans distinction d’origine culturelle.

« C’est une viande comme toute autre viande.Elle est riche en protéines », affirme Louise, diététicienne, résidant la commune de Barumbu.

Loin de choquer certaines sensibilités, la consommation de viandes des animaux de compagnie, à l’occurrence le chien et le chat, connaît un engouement dans la capitale congolaise.

Pourtant moins popularisée; réprouvée et mal considérée, la cynophagie devient un business florissant dans plusieurs coins de Kinshasa. Après enquête réalisée par une équipe de bourse-rdc.net à ce sujet, il ressort que cette pratique est due à la vie chère que fait face la population. La viande du chien ou du chat assouvit donc à leur envie de manger des ovins ou bovins. « Elles coûtent extrêmement cher sur le marché, impossible de l’acheter tous les jours », explique Bibi, une habitante du quartier Pakadjuma, dans la commune de Limete, grande consommatrice de la viande canine.

En lieu et place de les consommer, certains personnes en ont fait leur gagne-pain. Tshipamba, vendeur à la 12é rue Limete, explique que « ce commerce lui permet de scolariser ses enfants, payer son loyer, prendre soin de sa famille malgré les faibles revenus ».

D’autres par contre évoquent son côté aphrodisiaque. « Je consomme la viande du chien et du chat parce qu’il renforce ma virilité », déclare un habitant de Kalamu.

Les viandes du chien et chat sont de plus en plus appréciées par les jeunes et ceux-ci pretendent parfois en tirer des pouvoirs spirituels. Certains bandits des quartiers affirment que la chair et le sang de ces animaux de compagnie permettent de vivifier l’esprit et de tirer un trait sur la frousse et stimulent l’esprit à la violence et à la brutalité.

Selon Mr Timothée, vétérinaire de son état, plusieurs autres problèmes peuvent subvenir après cette consommation surtout en rapport la cuisson et l’état de l’animal. Ceci peut suscite de sérieux risques chez les consommateurs. « Consommer la viande par exemple d’un chien vacciné expose à une grave maladie cutanée parce que les effets du vaccin n’étant pas arrivés à terme. Le pire, c’est quand l’animal est enragé, le risque est grand ».

En règle générale, les diététiciens déplorent souvent les conditions hygiéniques dans lesquelles se trouvent ces restaurants de fortune où sont servis ces viandes tant prisées.  » ça expose les consommateurs aux maladies de mains sales », conclut Louise, la diététicienne.

Moïse Mosala/BOURSE-RDC.NET