Justice
Procès IBPT-Butembo: Les 10 étudiants et leur secrétaire général académique écopent une peine allant de 12 mois à 2 ans
Le tribunal de grande instance de Butembo, au Nord-Kivu à l’Est de la RDC, a rendu tard dans la soirée de ce vendredi 20 septembre 2024, son verdict dans le dossier de 10 étudiants de l’IBTP-Butembo et leur secrétaire général académique.
Ces étudiants poursuivis par le ministère public pour destruction méchante à répétition,coups et blessures volontaires et incendie volontaire.3 étudiants ont alors été condamnés à 18 mois de servitude pénale principale.Il s’agit des prévenus de Katembo Kighoma Justin, Malonga Basosila Rodrigue et Kisanga Bulambalamba Faustin.7 autres ont écopé 2 ans et 6 mois l’instar de Abhia Ndroa Indani Kevin, Lokakola Geminga Élie, Ifonde Renayi, Mumbere Kayenga Gulde, Mugisha Kayengo Aristote, Byamungu Cibalonza et Kamate Nelson Pacifique.
Retenons que le secrétaire général académique de l’IBTP-Butembo quant à lui, est condamné à 12 mois de servitude pénale principale, en sortie d’un sursis de 6 mois . le paiement d’une amende allant jusqu’à 5 millions de francs congolais.Ce dernier, a été reconnu comme auteur intellectuel des faits pour lesquels ces étudiants sont poursuivis.
« vue que ces infractions ont été commises en concours matériel faisant le cumul des peines, condamne le prévenu Paluku Kahighiana Julien à 12 mois de servitude pénale principale en sortie d’un sursis de 5 mois et une amende cumulée de 5 millions des francs congolais. Reçoit la constitution des parties civiles Katsuva Muhindo Alphonse, Katungu Mwangaza,l’ISAM-Lubero à Butembo, Muhindo Kapitula Faustin, Kakule kasika Jean-Bosco, le diocèse de Butembo-Beni, Kakule Nguru Thomson, Mumbere Kahande et Kasereka Ndungo Edgar et le dit fondé. Condamne par conséquent avec équité, les prévenus in solidom au paiement des dommages et intérêts de la somme de 10 mille USD en francs congolais en faveur de la partie civile Muhindo Katsuva Alphonse, de 5 mille USD en francs congolais en faveur de la partie civile Katungu Mwangaza, de 5 mille USD en francs congolais en faveur de l’ISAM-Lubero à Butembo, de 5 mille USD en francs congolais en faveur de la partie civile Muhindo Kapitula Faustin, de 5 mille USD en francs congolais en faveur de la partie Kakule Kasika Jean-Bosco, de 10 mille USD en francs congolais en faveur de la partie civile le diocèse de Butembo-Beni, de 2 mille USD en francs congolais en faveur de la partie civile Kakule Nguru Thomson, de 4 mille USD en francs congolais en faveur de la partie civile Mumbere Kihande et 4 mille USD en francs congolais en faveur de la partie civile Kasereka Nzuko Edgar.Condamne d’offices les prévenus in solidom au paiement des dommages et intérêts de l’ordre de 6 mille USD en francs congolais en faveur des victimes Shekinah et consorts en raison de 2 mille USD en raison de chacune.Ordonne la saisie la destruction des objets saisis enregistrés sous le numéro ROS 300 833.Condamne tous les prévenus aux frais d’instance payable dans le délai légal en raison de 1 onzième chacun, à défaut subir 14 jours de contrainte par corps chacun », a prononcé le juge.
Ainsi , ce procès en flagrance entre dans les annales de l’histoire de la ville de Butembo qui a mis devant la barre des étudiants et un membre du CoGe d’une institution de l’enseignement Supérieur et Universitaire.Toute fois, la plupart des parties défenderesse se sont dites non satisfaites de ce jugement et projettent aller en appel.C’est le cas de celui du secrétaire général académique de l’IBTP-Butembo, le Chef de Travaux Paluku Kahighian Julien.Elle est confiante qu’au seconde degré, son client sera tout simplement acquitté.
Rappelons que les 10 étudiants ont été arrêtés le mardi 17 septembre dernier après avoir perpétré des troubles dans différentes écoles primaires et secondaires et incendié le véhicule du DG de l’IBTP-Butembo.Leur procès a commencé mercredi 18 septembre au monument Kataliko, avenue des écoles en commune Kimemi avant d’être délocalisé à l’esplanade de l’état-major de la police ville de Butembo.
Dalmond Ndungo
Justice
Derrière l’offensive judiciaire du GENOCOST, le poing d’acier de Guillaume Ngefa Atondoko
Alors que plus d’un million de dollars destinés à la mémoire des victimes du GENOCOST s’est volatilisé dans les limbes d’un contrat sans livrable, une main de fer a saisi la Justice au collet. Le communiqué du 17 avril 2026, ordonnant l’ouverture immédiate d’une enquête pour détournement de deniers publics contre les dirigeants du FRIVAO et la société DVO SARL, n’est pas qu’un simple paraphe ministériel.
C’est l’empreinte indélébile de Guillaume Ngefa Atondoko, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux. Dans une République où le bruit de l’argent sale couvre souvent les cris des victimes, cet homme a fait le choix radical du silence actif : celui qui prépare les perquisitions, identifie les comptes à geler et verrouille juridiquement la nasse autour des prédateurs présumés. La précision chirurgicale du communiqué porte sa signature intellectuelle.
Là où d’autres se contentent d’indignations de façade, Guillaume Ngefa Atondoko a armé le Parquet général près la Cour de Cassation d’un arsenal répressif complet : réquisitions bancaires, saisies conservatoires, et injonction de poursuites tous azimuts. Juriste rompu à la mécanique impitoyable de la loi anti-corruption, il a transformé une affaire qui sentait l’enlisement en une opération de police judiciaire d’envergure.
En posant la qualification de “détournement” et en exigeant le gel immédiat des avoirs, il a non seulement protégé les intérêts financiers de l’État, mais il a surtout érigé un rempart contre la honte : celle de voir les fonds du génocide congolais servir de pâture à des appétits privés. Le Ministre d’État Ngefa incarne ainsi l’espérance technique d’un État de droit qui ne négocie plus avec ses fossoyeurs. Il est ce rouage essentiel qui transforme la volonté politique en verdict inéluctable.
Par cette injonction historique, Guillaume Ngefa Atondoko rappelle à la Nation qu’entre la gabegie et la sanction, il n’y a plus qu’un seul rempart : l’intransigeance d’un grand commis qui a fait de la protection des deniers publics sa seule religion. Le message est sans ambiguïté : pour les pilleurs de la mémoire congolaise, la cavale administrative est terminée. La traque judiciaire a commencé, et elle a un nom.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
