Connect with us

Politique

Kwango : les anciens ministres bloquent le gouverneur Willy Bitwisila; Voici les raisons !

Published

on

Les ministres provinciaux sortants, qui ont travaillé avec l’ancien gouverneur Jean-Marie Peti-Peti, veulent bloquer le nouveau gouverneur de Kwango, Willy Bitwisila. Selon une source au sein de cette équipe partante qui a recquis l’anonymat, les ministres de Peti-Peti refusent de procéder à la remise et reprise pour officialiser l’entrée en fonction des nouveaux.

Les anciens ministres fustigent l’attitude du nouveau gouverneur à leur encontre. Selon notre source, ils pensent que le nouveau patron de la province du Kwango les humilient et les ignore. « Depuis qu’il est investi, le gouverneur Willy Bitwisila ne nous considère pas ; il refusent de nous recevoir et nous ignore comme si nous n’existions pas », avait confié un ministre.

Les anciens ministres exigeraient le payement des indemnités de sortie avant de laisser les bureaux aux nouveaux promus. Apprendre depuis l’assemblée provinciale (où le gouverneur a décalé qu’il n’a rien trouvé dans les caisses de la province, NDLR) que les comptes bancaires de la province sont vides, les Didier Tsikisa, Asaka et les autres refusent de croire. Ils estimeraient que le nouveau gouverneur garde la vérité pour lui seul.

Ils racontent, à qui veut les entendre, que la province a reçu dernièrement du Gouvernement Central 441 millions de francs congolais comme frais de fonctionnement (pour le mois de juin 2024) et 170 millions comme fonds d’investissement. Et qu’un assujetti aurait versé 17 mille dollars américains à titre de redevances qui étaient en retard de payement.

Les anciens ministres tiennent à ne laisser aucune dette dernière. Ils disent attendre jusque lundi suivant la promesse du gouverneur lui-même, ou jusque mercredi, avant d’envisager des actions de grande envergure, sic.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Sanctions, souveraineté et rhétorique de résistance : José Makila tacle les sanctions américaines infligées à Joseph kabila 

Published

on

Dans une sortie au ton résolument offensif, José Makila Sumanda, président de l’Alliance des Travaillistes Congolais pour le Développement (ATD), ancien ministre des Transports sous Joseph Kabila et figure du mouvement « Sauvons la RDC » né du conclave de Nairobi en 2025, a livré une diatribe vigoureuse contre les sanctions du Trésor américain visant l’ancien chef de l’État congolais. 

Derrière cette déclaration, se dessine une posture politique articulée autour de la souveraineté nationale, mais aussi une lecture profondément critique des dynamiques géopolitiques contemporaines.

D’emblée, Makila Sumanda rejette toute interprétation neutre de ces sanctions, qu’il qualifie de « politiquement motivées » et d’expression d’une « ingérence étrangère permanente ». À ses yeux, il ne s’agit pas d’un simple mécanisme de pression diplomatique, mais d’un instrument stratégique visant à « affaiblir la République Démocratique du Congo ». 

En convoquant un registre lexical empreint de gravité et de solennité, il inscrit son propos dans une tradition discursive où la défense de la souveraineté devient un impératif quasi existentiel.

Cette dénonciation s’accompagne d’une mise en cause implicite du pouvoir en place à Kinshasa, accusé de passivité, voire de complaisance. « Cette dérive est inacceptable », martèle-t-il, suggérant que l’absence de réaction ferme pourrait être interprétée comme une forme d’acquiescement tacite.

Une telle affirmation révèle les lignes de fracture internes qui traversent aujourd’hui le paysage politique congolais, où la question de la légitimité et de l’autonomie décisionnelle demeure centrale.

Par ailleurs, Makila Sumanda mobilise une rhétorique historique pour réhabiliter la figure de Joseph Kabila. Il rappelle qu’à « seulement 29 ans », celui-ci aurait hérité d’un État en déliquescence, pour ensuite œuvrer à sa stabilisation. Cette relecture, qui confine à une forme de réhabilitation politique, vise à contrer les narratifs externes jugés « biaisés » et à restituer au peuple congolais le monopole de l’évaluation de son histoire. « Seul le peuple congolais possède la légitimité », insiste-t-il, érigeant ainsi la souveraineté populaire en principe cardinal.

Cependant, au-delà de la défense d’un homme, c’est bien une vision du monde qui se déploie. Les sanctions sont présentées comme les symptômes d’un système international inégalitaire, où les grandes puissances s’arrogeraient le droit de « s’ériger en arbitres ». Cette posture critique, qui frôle parfois le souverainisme radical, s’inscrit dans une longue tradition de défiance vis-à-vis des ingérences occidentales en Afrique.

La répétition incantatoire du « Non » « Non à l’ingérence étrangère », « Non aux injonctions politiques » confère au discours une dimension performative, presque militante. Elle traduit une volonté de mobilisation collective face à ce qui est perçu comme une menace systémique.

En définitive, cette prise de position illustre moins un simple désaccord diplomatique qu’un affrontement de narratifs : d’un côté, une logique internationale de sanctions présentée comme régulatrice ; de l’autre, une revendication farouche d’autodétermination. Et dans cet entrelacs de discours et de rapports de force, une question demeure en suspens : « la souveraineté proclamée peut-elle réellement s’exercer dans un monde interdépendant, ou n’est-elle qu’un idéal sans cesse réaffirmé face à des contraintes inéluctables ? »

Blaise ABITA ETAMBE/CongoProfond.net

Continue Reading