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RDC : Alexis Gisaro mis au parfum de l’état des routes du Sud-Kivu
Au lendemain de sa rencncontre avec le DG de l’office de routes, le Gouverneur du sud-kivu Théo NGWABIDJE KASI a eu un tête-à-tête ce jeudi avec le Ministre d’état, ministre des Infrastructures et Travaux publics, son Excellence Alexis GISARO Muvunyi. Au centre de leur entretien, la problématique des infrastructures routières de la province du Sud-Kivu.
Cette rencncontre entre les deux personnalités intervient quelques jours seulement avant la reprise des travaux de modernisation de la RN5 sur son tronçon PKO place de l’indépendance jusqu’à KAMANYOLA où sur 55km prévus pour les travaux, à ce jour 15km seulement sont déjà réhabilités jusqu’à NYANTENDE. Le Gouverneur du sud-kivu a obtenu l’assurance du ministre GISARO sur le lancement de ces travaux dès la semaine prochaine.
Pour l’autorité provinciale, le vœu est de voir cette route être réhabilitée jusqu’à *FIZI* afin de désenclaver cette population et permettre aux habitants d’effectuer les échanges commerciaux entre les provinces du Sud-Kivu, du maniema et celle du Tanganyika.
*<<Je suis venu faire part de l’état des lieux de ma province en termes des infrastructures routières, la province du Sud-Kivu, étant assez grande et voisine à six provinces Burundaise et partageant des frontières communes avec dautres pays, connaît quelques défis à joindre les deux bouts afin que sa position stratégique puisse être profitable au pays en général et particulièrement aux filles et fils du sud-kivu, j’ai donc mis à profit mon séjour à Kinshasa pour plaider et présenter les différents besoins de la population surtout ceux liés aux infrastructures pour que le ministère de tutelle puisse aider temps soit peu la province du Sud-Kivu à atteindre ses objectifs auxquels mon gouvernement s’est toujours fixé dès notre investiture>>*
Par la même occasion, le Gouverneur du sud-kivu a informé le ministre sur l’état des quelques routes nationales dont BUKAVU-GOMA, bukavu-mwenga, MITI-HOMBO-BUNYAKIRI, celle reliant bukavu- burhale shabunda ainsi que Idjwi NORD à Idjwi-SUD, lesquelles jusque là n’ont que reçu des travaux provisoires et nécessitent la réhabilitation complète.
Le ministre Alexis GISARO MUVUNYI, fils du sud-kivu a prêté une oreille attentive à l’autorité provinciale et lui a promis son implication pour trouver des solutions idoines à ces problèmes qui dépendent directement de son ministère et pour d’autres il a rassuré de mener des plaidoyers auprès d’autres partenaires du gouvernement congolais.
Le ministre des infrastructures et Travaux publics a annoncé pour les jours à venir la réhabilitation de 90km de la RN3 MITI-HOMBO-BUNYAKIRI par l’entreprise *N.G.E* qui se trouve dans la phase préparatoire avant le début des travaux proprementdits. Une note de satisfaction du Gouverneur Théo NGWABIDJE KASI, qui a rendu des hommages mérités au Chef de l’État FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO pour sa détermination à offrir la Rdcongo des infrastructures routières modernes.
AMANI JOSEPH, KINSHASA CELLCOM GOUVERNORAT
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
