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8 mars 2009-8 mars 2023 : 14 ans jour pour jour depuis que la RDC a remporté la 1ère édition du CHAN !
Alors que l’humanité célébrait la journée internationale des droits des femmes, le 08 mars 2009, les amoureux du ballon rond congolais savouraient la victoire de la première édition du Championnat d’Afrique des nations de football ( CHAN).
Tournoi réservé aux joueurs locaux, la première édition du CHAN s’est disputée en Côte d’Ivoire du 22 février au 8 mars 2009. Il a mis en compétition les 8 meilleures équipes africaines locales, réparties en deux poules de quatre équipes. Il s’ensuivit les demi-finales puis la finale.
Parcours glorieux des Léopards !
Avec comme sélectionneur une ancien gloire de football national, Santos Muntubile, lors des éliminatoires, la RDC avait réussi à éliminer le Cameroun avec l’unique but de l’avant-centre Gladys Bokese.
Dans la compétition, la RDC héritait du groupe B avec le Ghana, la Libye et le Zimbabwe.
Lors de la rencontre inaugurale, la RDC bat la Libye sur le score de deux buts à zéro. Lofo bongeli et Alain Kaluyitukadioko, les buteurs du match.
Le 2e match contre Zimbabwé s’est soldé sur le score d’égalité d’un but partout. Mputu, buteur côté Léopard. Cependant, le Ghana va punir la RDC sur le score fleuve de 3 buts à 0. Néanmoins, les deux équipes vont se qualifier en demi finale.
Le 04 mars 2009, la RDC va éliminer la Zambie de Singuluma sur le score de deux buts à 1. Alain Kaluyitukadioko dit « Carré » et Lofo Bongeli vont faire la joie des Congolais.
En finale, le 08 mars 2009, la RDC face à l’équipe qui l’a battue lors de la 3e journée, le Ghana, sans trembler cette fois-ci, va prendre sa revanche. Alain Kaluyitukadioko a ouvert le score à la 42e minute et Bedi Mbenza va alourdir le score. Tous deux sont sociétaires de Mazembe.
Une victoire qui va mettre toute la RDC en ébullition. A Kinshasa, le succès de nos fauves a été associé à la fête célébrant les femmes du monde entier. D’où la création spontanée de la chanson » Biso te, ba mamans ! »( Ce n’est pas de notre faute, mais celle des femmes ! ). Cette date du 08 mars 2009 est restée à jamais gravée dans les annales…
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
