Diplomatie
7ème anniversaire de sa création : CONGOPROFOND honoré par la visite de l’ambassadeur ukrainien en RDC, Vasyl Hamianin
En marge de son septième anniversaire qui profile à l’horizon, le média en ligne CONGOPROFOND.NET, a reçu la visite de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Ukraine en RDC, Dr Vasyl Hamianin qui, à la même occasion, a accordé un entretien à bâtons rompus, à sa rédaction basée à Kinshasa.
Une rencontre placée sous le signe du dialogue, de la solidarité et de la mise en lumière des points communs entre les peuples congolais et ukrainien.
La délégation diplomatique a été reçue par le rédacteur en chef, Jules Kisema Kinkatu qui, au nom du Directeur général Tchèques Bukasa, leur a présenté le mot de bienvenue.
Un bref entretien consacré à la présentation du média, ses origines et ses principaux axes éditoriaux, a été faite à l’ambassadeur, avant que ce dernier puisse se livrer aux questions des journalistes dans la salle de rédaction.
Plusieurs thèmes ont été abordés, à savoir : les relations bilatérales, la coopération économique, la perception africaine du conflit russo-ukrainien, la protection de la diaspora congolaise en Ukraine et les perspectives d’avenir.

Actualité politique oblige, le diplômate a, au-delà des questions géopolitiques, tenu à souligner les liens de proximité entre la RDC et l’Ukraine pays :
• Tous deux subissent une agression extérieure (l’Ukraine par la Russie, la RDC par le Rwanda) ;
• Les deux peuples partagent un amour pour la musique et la danse ;
• La presse libre y est considérée comme un pilier essentiel de la démocratie.
Dans son mot de clôture, Dr Vasyl Hamianin s’est adressé directement au peuple congolais, en lançant un appel à l’unité, à l’amour et au respect de la patrie.
« Nous connaissons vos souffrances actuelles, car nous traversons la même chose. Mais c’est ensemble, dans la dignité et la solidarité, que nous pouvons résister et construire un avenir meilleur».
Signalons que la rencontre s’est achevée sur une note fraternelle, marquée par une photo de famille et un message d’amitié entre les deux nations.
Cette visite d’un diplomate dans ses locaux, qui du reste n’est pas une première, est perçue par CONGOPROFOND, comme une reconnaissance du travail journalistique abattu et de son rôle dans le débat public en RDC.
Dorcas Mwavita
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
