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Cédric Bakambu : »Ce fut un honneur d’avoir porté le maillot de la RDC ! »
A travers un message publié ce vendredi 01 avril 2022 dans les réseaux sociaux, l’international congolais Cédric Bakambu, laisse planer un doute sur son avenir en sélection nationale de la RDC qu’il a rejoint depuis 2015. Ce message, convient-il de souligner, intervient trois jours après l’élimination douloureuse contre le Maroc (4-1), le mardi 29 mars à Casablanca lors du dernier virage des éliminatoires mondiale Qatar 2022.
» Vous la méritiez cette participation à la Coupe du Monde.
Dans la victoire comme dans la défaite j’ai toujours pris mes responsabilités. Ca ne changera pas aujourd’hui.
Ce fut un honneur d’avoir porté le maillot de la RDC 🇨🇩 « . Tel est le message de « Bakagoal ».
Que retenir de Cédric bakambu en sélection nationale ?
Cédric Bakambu compte 13 buts en sélection nationale sur 40 matchs disputés.
En mars 2015, Bakambu est convoqué par l’équipe nationale de la République démocratique du Congo pour prendre part a un stage à Dubaï. À la suite d’une blessure, Bakambu ne peut honorer sa première sélection.
Le 5 juin 2016 lors du match Madagascar-RD Congo, comptant pour la cinquième journée des éliminatoires de la CAN 2017, il inscrit un doublé. La République démocratique du Congo l’emporte très largement sur le score de (1-6).
Le 10 juin 2017 lors du derby face au Congo pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2019, il porte son équipe et marque deux buts. La rencontre se termine par le score de 3-1.
En septembre 2017, lors de la 3e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, Bakambu inscrit un but contre la Tunisie mais malheureusement son équipe perd 2-1. En octobre 2017, il inscrit un nouveau but contre la Libye, comptant pour la 5e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2018.
Le 24 mars 2019, lors de la dernière journée des éliminatoires de la CAN 2019, il inscrit l’unique but contre le Libéria, ce qui permet à la République démocratique du Congo de se qualifier pour la CAN 2019.
Il est retenu par Florent Ibenge pour disputer la Coupe d’Afrique des nations 2019. Le 30 juin 2019 lors de la troisième journée, il inscrit un doublé face au Zimbabwe . Lors des 8es de finale, il inscrit un but contre Madagascar mais son équipe est éliminée après avoir perdu aux tirs au but. Il termine la CAN avec trois réalisations.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
