Actualité
65 ans de l’UCC : Les festivités ouvertes ce lundi par une messe d’action de grâce à la paroisse Saint Raphaël
Une messe d’action de grâce a été organisée par l’Université Catholique du Congo ( UCC), ce lundi 25 avril 2022 à la paroisse Saint Raphaël de Limete, en marge de l’ouverture des festivités de son jubilé de palissandre(65 ans).
L’officiant du jour Msg Fulgence Muteba, archevêque de Lubumbashi et président du conseil d’administration de cette Alma Mater, a dans son homélie martelé sur la convergence de l’action de grâce qu’a reçue cet Alma Mater en faisant un parallèle avec l’évangile de la magnificat.

En effet, s’inspirant du chant de louange de la Vierge Marie, l’archevêque métropolitain de Lubumbashi a placé ces festivités sur trois thématiques, à savoir: L’UCC reconnaissante, en ce sens que, c’est un moment propice pour rendre grâce à Dieu car cet Alma Mater, a connu plusieurs tempêtes notamment celle de la nationalisation de l’ex Unikin.
L’UCC, porteuse des sciences et des valeurs en prônant celles qui élèvent l’homme, un laboratoire humain qui apporte la lumière éclairant les étudiants afin de chasser l’obscurité
pour transmettre aux gens des valeurs qui permettent aux membres d’une communauté de vivre ensemble.

Et en définitive, l’UCC, servante de la société, invite les corps académique, scientifique et administratif de l’université à travailler dans l’excellence et dans la discrétion pour le bien de l’université et de la société.
Signalons, par ailleurs, que les festivités de ce jubilé de palissandre vont se poursuivre ce mardi 26 avril avec, notamment, l’ouverture du colloque international par le grand chancelier de l’Ucc, son excellence Marcel Utembi, archevêque de Kinsangani, sur le thème « Éducation et construction de la paix dans le monde d’aujourd’hui; défis et perspectives ».
Mukendi Kalonji David/ CongoProfond.net
Actualité
» Brut » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants
Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.
La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
