Société
RDC : la Croix-Rouge souhaite mettre en place des projets au niveau de la gestion des infrastructures, de l’alimentation des milieux carcéraux
L’évaluation du travail que fait le Comité international de la Croix-Rouge au niveau du secteur de l’administration carcérale et des prisons a été au centre des échanges entre la ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux, Rose Mutombo Kiese, avec Mme Rachel Bernhard, cheffe de délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
C’était au cours de l’audience lui accordée par la ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux ce jeudi dans son cabinet de travail.
«Nous avons échangé sur des projets que nous souhaiterons mettre en place au niveau de la gestion des infrastructures, de l’alimentation des milieux carcéraux ajoutant que nous avons eu d’excellences discussions avec Son Excellence Mme le ministre d’Etat, qui nous a demandé de nous engager plus qu’avant en termes de partenariat concernant la mise en commun de nos expériences, de nos expertises non seulement au niveau du CICR mais des autres partenaires pour travailler ,tous ensemble, en vue de trouver des solutions pérennes et délicates dans les prisons de la RDC», a-t-elle indiqué à l’ACP à l’issue de l’audience.
Mme Rachel Bernhard a, par ailleurs, fait savoir que le CICR travaille au niveau de la RDC, pour tout ce qui est lié aux conflits, et ce, en rapport avec les personnes qui sont arrêtées en lien avec les conflits , et le défi de sécurité ajoutant qu’ en prisons, on s’occupe de tout le monde.
C’est un sujet que nous avons eu à partager avec Mme le ministre, pour voir dans quelle mesure on pourra disposer des intervenants et des interlocuteurs dans l’administration pour faire le transfert de compétences, au cours de la formation, en partageant nos expériences avec les compétences locales au lieu de tout faire nous-mêmes.
Pour sa part, la ministre a émis le souhait de voir le CICR ainsi que les autres partenaires qui travaillent dans les prisons s’engager à travailler en groupe sur un projet commun avec la mise en place des comités techniques sur lesquels il pourra effectivement donner son appui.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
