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5ème édition du FIF: «L’intelligence artificielle et les femmes» au cœur d’un échange à Kinshasa du 28 au 30novembre
Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, va accueillir du 28 au 30nov la 5em édition du forum international des femmes.
Avec plus au moins 500 femmes attendues, ces assises sont une rencontre entre la femme et le monde de l’intelligence artificielle .
A en croire Gisèle Katal, manager de GIKA corporation, le thème choisi pour cette édition est une réponse aux problèmes que les femmes font face au quotidien dans notre société :« le thème choisi en cette année est suite à tout ce qui se passe dans notre société où que ça soit les femmes politiques, les femmes de la société civile, les femmes leaders,…ont dû mal à s’approprier cet outil qui va leur faciliter la vie».
Cadre très particulier de réflexions, d’expressions et de partages, plusieurs activités y sont prévues, notamment des expositions, cycles de conférences, une soirée de gala des étoiles dénommée « HADASSA» où une remise de prix aura lieu aura lieu.
Ce forum international a pour objectif : la vulgarisation des outils d’intelligence artificielle pour une meilleure productivité chez la femme ainsi que l’identification des défis spécifiques que rencontrent les femmes dans le domaine de l’IA et proposer des solutions.
Forum international de la femme s’annonce comme un événement incontournable où non seulement la femme congolaise qui est attendue mais aussi plusieurs autres délégations africaines dont le pays à l’honneur est la Côte d’Ivoire.
A noter que ce forum organisé par le cabinet conseil, spécialisé dans le coaching du développement personnel et professionnel GIKA corporation aura pour marraine le professeur Nicole Ntumba Bwatshia, l’actuelle directeur de cabinet adjoint du chef de l’état en charge des questions politiques, juridiques et diplomatiques.
Dorcas Ntumba /Congoprofond.net
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
