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57 ans après sa mort, la voix de la Soeur Anuarite Nengapeta résonne encore : » Je te pardonne, parce que tu ne sais pas ce que tu fais «
» Je te pardonne, parce que tu ne sais pas ce que tu fais « , dit Anuarite Nengapeta à son assassin, le premier décembre 1964.
Premier décembre 2021, voici aujourd’hui 57 ans, jour pour jour, depuis l’assassinat de soeur Anuarite Nengapeta, martyre de la barbarie des hommes politiques.
La République Démocratique du Congo, en général, et la province de l’Ituri en particulier, commémore le cinquante septième anniversaire de la mort de cette digne fille du pays.
Sur place à Isiro, nous rapportent nos correspondants, on note la présence de Son Eminence le Cardinal Fridolin Ambongo, qui est arrivé le mardi 29 décembre 2021, accompagné de quelques députés et sénateurs.
Aussi, profitant de sa tournée dans cette partie du pays, l’épouse du Président de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, prend part à la messe qui sera organisée, à cette occasion, ce mercredi 01 décembre.
Un évènement solennel auquel vont assister plusieurs personnalités, en cette date du premier décembre 2021, dans la province de l’Ituri.
Rappelons que la sœur Anuarite Nengapeta dont la disparition est commémorée aujourd’hui, est une grande figure bien connue de l’Eglise Catholique locale et universelle.
Née d’une famille animiste, le 29 décembre à Wamba City, au nord de la République Démocratique du Congo, au nom d’Alphonsine Nengapeta, elle va être baptisée à l’âge de deux ans.
En dépit de l’opposition de sa mère, dès l’âge de 16 ans, elle entre dans la Congrégation diocésaine des Soeurs de la Sainte Famille » Jamaa Takatifu « .
C’est sous le nom de sœur Marie-Clémentine qu’elle fait sa profession religieuse.
En 1964, alors qu’élève de l’école normale, éclate la rébellion Simba, hostile au régime politique en place.
Capturée par des rebelles, au même moment que d’autres religieuses, elle va subir des menaces du chef rebelle qui voulait s’abuser d’elle. Son refus catégorique lui coûta la vie.
Le 15 août 1985, elle fut béatifiée à Kinshasa par le Pape Jean-Paul II, qui a effectué un voyage au Zaïre à l’époque.
Le Souverain Pontife, à cette occasion, s’est associé au nom de l’Eglise, au pardon que la Bienheureuse Anuarite avait accordé à son assassin qui, semble-t-il, était même présent à la cérémonie.
Jules KISEMA/Congoprofond.net.
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
