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4 janvier 1959 : La réaction méconnue des Katangais, à Elisabethville, en soutien aux Kinois décédés pour l’Indépendance de la RDC ( Par Mingiedi Mbala N’zeteke, Penseur)

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J’ai eu à parler, toutes ces années, de la journée des Martyrs du 4 janvier 1959 à Léopoldville, capitale du Congo/Belge, ayant causé plusieurs victimes tombées pour l’indépendance de notre pays. « Il n’y a pas un sans deux », dit-on ! Aujourd’hui, est venu le moment de vous conter l’un des épisodes de l’histoire du régime pré-colonial de notre pays, qui semble être passé sous silence. Il s’agit des événements ayant eu lieu à Elisabethville, capitale de l’ex Katanga, appelée actuellement Lubumbashi, le même 4 janvier 1959 ! 

Comment les valeureux Katangais s’étaient-ils comportés en cette date fatidique de nos Martyrs de l’Indépendance ? Avaient-ils préféré rester indifférents ou silencieux face au martyre de leurs compatriotes ? Eux qui, au travers les Rois KASONGO NYEMBO et M’SIRI, avaient tenu tête aux colonisateurs qui voulaient spolier leurs terres…

Pour des raisons encore non connues, il y a eu omission de l’épisode concernant la bravoure et la vaillance des Katangais d’Elisabethville qui avaient eu vent de ce qui s’est passé à Léopoldville. Se refusant, en effet, de croiser les bras, ils ont emboîté les pas à leurs compatriotes de Léopoldville pour manifester leur ras-le-bol contre le règne de leurs maîtres coloniaux. Ils se sont joints, par solidarité nationale, au martyre de leurs compatriotes !

Il y a eu pillage certes, ce sont des biens des hommes blancs qui ont été saccagés comme à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa.

Quant aux morts dénombrés durant ces courageuses manifestations, je laisse la latitude à nos respectueux historiens Kongolais pour nous réécrire l’histoire contemporaine de notre beau et cher pays.

La passion de connaître la profondeur de l’histoire de notre pays, fait de moi un amoureux inconditionnel de l’épopée pré-coloniale et post-coloniale et surtout de notre ipséité.

Voici comment je me définis :
Je suis KINOIS de naissance; KOLWEZIEN dans l’âme; LUSHOIS d’esprit; MUKONGO dans mon corps; et KONGOLAIS de tout mon être…

Raison pour laquelle pour toi RDC je ne me tairai JAMAIS!!!

Que la génération présente ou future sache que l’heure a sonné où l’histoire doit s’écrire ici chez nous et non à Paris, à Londres ou à New-York comme l’avait prédit notre héros national, Patrice Emery LUMUMBA. Et que le KATANGA est le berceau de la RDC, la source du majestueux fleuve KONGO( NZADI), c’est la raison pour laquelle KIMBANGU et LUMUMBA ont quitté l’Ouest pour y mourrir au Sud-Est de la RDC, c’est-à-dire au KATANGA .

Mingiedi Mbala N’zeteke, Activiste, Penseur et Notable de Madimba

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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