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Actualité

3ᵉ Sommet mondial sur le handicap : la RDC met en avant l’éducation inclusive et dénonce l’impact de la guerre d’agression rwandaise

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Irène Esambo Diata, ministre déléguée en charge des personnes vivant avec un handicap et autres personnes vulnérables, prend part au 3ᵉ Sommet mondial sur le handicap, dont l’objectif est de galvaniser les efforts internationaux pour promouvoir l’inclusion du handicap à l’échelle mondiale.

Lors de son intervention sur le thème « Transformation des systèmes éducatifs pour qu’ils deviennent inclusifs et accessibles à tous », la ministre des PVH-APV a présenté les réalisations de la RDC dans le secteur du handicap, avec un accent particulier sur l’éducation inclusive.

Parmi ces avancées figurent : l’organisation d’une table ronde nationale pour identifier les besoins et proposer des solutions en lien avec l’inclusion des enfants handicapés dans le système éducatif ; la réduction des frais académiques et de logement pour les étudiants handicapés ; l’élaboration du premier dictionnaire de la langue des signes congolaise pour appuyer l’éducation des personnes sourdes ; ainsi que la mise en place d’une commission interministérielle chargée d’élaborer une stratégie nationale d’éducation inclusive.

La guerre d’agression rwandaise, menée avec le soutien de ses supplétifs du M23 — et qui constitue, depuis plus de 30 ans, une véritable machine de production de personnes handicapées — a été relevée comme le principal défi à la mise en œuvre effective de l’éducation inclusive, mais également à la poursuite de tous les efforts d’inclusion sociale de cette catégorie longtemps marginalisée.

Irène Esambo Diata a expliqué que cette agression contre son pays entraîne un nombre important d’enfants déplacés et/ou orphelins. « Elle provoque une augmentation du nombre d’enfants handicapés à cause des mines antipersonnel et des violences exercées par les assaillants contre la population civile dans les territoires sous occupation. »

À noter que lors de ces assises de deux jours, la ministre déléguée était accompagnée d’un groupe de personnes vivant avec un handicap en RDC, issues de différents secteurs, notamment l’entrepreneuriat, l’autonomisation des femmes handicapées, ainsi que des victimes des conflits armés dans l’est du pays.

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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