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3ᵉ Sommet mondial sur le handicap : la RDC met en avant l’éducation inclusive et dénonce l’impact de la guerre d’agression rwandaise

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Irène Esambo Diata, ministre déléguée en charge des personnes vivant avec un handicap et autres personnes vulnérables, prend part au 3ᵉ Sommet mondial sur le handicap, dont l’objectif est de galvaniser les efforts internationaux pour promouvoir l’inclusion du handicap à l’échelle mondiale.

Lors de son intervention sur le thème « Transformation des systèmes éducatifs pour qu’ils deviennent inclusifs et accessibles à tous », la ministre des PVH-APV a présenté les réalisations de la RDC dans le secteur du handicap, avec un accent particulier sur l’éducation inclusive.

Parmi ces avancées figurent : l’organisation d’une table ronde nationale pour identifier les besoins et proposer des solutions en lien avec l’inclusion des enfants handicapés dans le système éducatif ; la réduction des frais académiques et de logement pour les étudiants handicapés ; l’élaboration du premier dictionnaire de la langue des signes congolaise pour appuyer l’éducation des personnes sourdes ; ainsi que la mise en place d’une commission interministérielle chargée d’élaborer une stratégie nationale d’éducation inclusive.

La guerre d’agression rwandaise, menée avec le soutien de ses supplétifs du M23 — et qui constitue, depuis plus de 30 ans, une véritable machine de production de personnes handicapées — a été relevée comme le principal défi à la mise en œuvre effective de l’éducation inclusive, mais également à la poursuite de tous les efforts d’inclusion sociale de cette catégorie longtemps marginalisée.

Irène Esambo Diata a expliqué que cette agression contre son pays entraîne un nombre important d’enfants déplacés et/ou orphelins. « Elle provoque une augmentation du nombre d’enfants handicapés à cause des mines antipersonnel et des violences exercées par les assaillants contre la population civile dans les territoires sous occupation. »

À noter que lors de ces assises de deux jours, la ministre déléguée était accompagnée d’un groupe de personnes vivant avec un handicap en RDC, issues de différents secteurs, notamment l’entrepreneuriat, l’autonomisation des femmes handicapées, ainsi que des victimes des conflits armés dans l’est du pays.

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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