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2 prodiges congolais en mission à Lomé : Entre compétition high-tech et tribune panafricaine
Deux élèves de l’Academy of Sciences and Technology ( ASCITECH), Emmanuel Beya (11ᵉ Électronique) et Armel Kasomb (8ᵉ B), porteront haut les couleurs de la République démocratique du Congo lors de deux événements technologiques et éducatifs majeurs à Lomé, au Togo, du 24 juin au 4 juillet 2025.

Ils représenteront la RDC, à travers l’ASCITECH, structure de promotion des sciences et des technologies chez les jeunes, dans le cadre de :
– MISSION NOVA/Saison 1 : la tech au service des talents africains

Il s’agit d’une compétition technologique panafricaine diffusée à la télévision, rassemblant les meilleurs jeunes innovateurs du continent. Les participants y confronteront leurs compétences en robotique, modélisation et impression 3D, programmation et créativité numérique.
Parmi les centaines de candidatures, Emmanuel Beya et Armel Kasomb ont été sélectionnés pour intégrer la Team RDC, grâce à leurs compétences techniques et leur esprit d’innovation remarquables. Un défi de taille les attend, mais ils sont prêts à relever le gant.
Conférence MANSSAH : la jeunesse congolaise prend la parole

Du 26 au 28 juin, se tiendra la Conférence internationale MANSSAH, un espace de réflexion panafricain sur la transformation digitale et l’engagement citoyen des jeunes. Emmanuel Beya y participera non seulement comme délégué, mais surtout comme intervenant principal du panel “La voix de la jeunesse”, une tribune destinée à faire entendre les aspirations des leaders africains de demain.
Un moment de fierté pour l’établissement

Pour la direction de l’établissement, cette double reconnaissance est bien plus qu’un honneur : elle consacre des années d’efforts pour encourager l’excellence et la curiosité scientifique chez les élèves. « Nous sommes extrêmement fiers de nos ambassadeurs. Leur parcours prouve que l’éducation peut transformer des destins », a confié Laurent Fabrice Mumposa, responsable académique.
L’établissement promet de suivre de près leur aventure togolaise et de tenir informée la communauté éducative des résultats et retombées de leur participation.
Encourager l’innovation, c’est croire en l’avenir. Que le parcours d’Emmanuel et Armel inspire d’autres jeunes congolais à repousser les limites du possible.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
