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2 août, Journée nationale des victimes : Le Président Tshisekedi appelle à une mobilisation diplomatique et mémorielle
Lors de la 53e réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée le vendredi 25 juillet 2025 à la Cité de l’Union africaine, le Président de la République a rappelé que la date du 2 août est désormais consacrée, en vertu de l’article 28 de la Loi n°22/065 du 26 décembre 2022, à la commémoration des victimes des violences massives ayant endeuillé la Nation depuis plus de trois décennies, ainsi qu’à l’hommage rendu à celles et ceux qui leur ont porté secours.

Le Chef de l’État a souligné que le Génocost ne se limite pas à la réparation des survivants. Il constitue un appel national à la vérité, à la justice et à la non-répétition, une invitation à assumer nos responsabilités historiques et à bâtir une mémoire collective autour de l’idéal : « Ne jamais oublier. Ne jamais répéter. Commencer à guérir. »
La Commission Interinstitutionnelle d’Aide aux Victimes et d’Appui aux Réformes (CIA-VAR) et le Fonds National des Réparations (FONAREV), avec le soutien du Gouvernement, mènent un travail de fond dans le cadre du processus de justice transitionnelle.
Après la table ronde du 29 mars et le forum sur les réparations tenu du 1er au 4 juillet 2025, le Président Félix Tshisekedi a annoncé l’ouverture, ce 29 juillet à Kinshasa, d’un colloque international sur la reconnaissance des génocides commis en RDC, accompagné d’un argumentaire documenté.
Dans le cadre de la commémoration du Génocost – An III, le Président a appelé, sous la coordination de la Première ministre, à une mobilisation nationale et diplomatique, afin de marquer cette journée dans toutes les provinces et nos ambassades, en réunissant citoyens et partenaires autour d’espaces de dialogue, de mémoire et de paix.
Dans le prolongement de cette démarche mémorielle, le Président entend engager le pays dans un plaidoyer international pour la reconnaissance du génocide, notamment à la 60e session du Conseil des droits de l’Homme et à la 80e Assemblée générale des Nations Unies.
Le Gouvernement, à travers le Ministère des Droits Humains, en collaboration avec son Cabinet, la CIA-VAR, le FONAREV et nos missions diplomatiques, est appelé à élaborer une stratégie globale et progressive mobilisant toutes les forces vives de la Nation et de la diaspora, pour faire entendre la voix de notre peuple et honorer la mémoire de nos millions de martyrs.
Guillaume Modimola Myande
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
