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Sama Lukonde aux chefs coutumiers : » J’ai pris en compte vos revendications… «
Ils étaient une centaine à être reçus ce mercredi 10 mars à l’hôtel du gouvernement par le nouveau premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde.
Les chefs coutumiers, qui récemment avaient déposé leur mémorandum auprès du premier, ont été enfin invités pour rencontrer celui-ci et présenter leurs desiderata devant le formateur du gouvernement.

Le haut conseil supérieur de l’autorité coutumière représenté par leurs Majesté Nembalemba et Mfumu Difima Ntinu et d’autres cadres, ont eu un échange à huis-clos avec le premier ministre dans la salle de Conseils des Ministres située au 10ème niveau de l’hôtel du Gouvernement. A cette occasion, il a reçu le mémorandum des autorités traditionnelles et coutumières de la RDC.
Selon Mfumu Difima, interrogé au sortir de cette audience, le chef du gouvernement congolais a honoré les chefs coutumiers en accordant une attention particulière à leurs revendications. « Le chef du gouvernement nous a reçus et pour nous c’est un grand honneur. Nous allons le soutenir. Mais qu’à cela ne tienne, nous avons revendiqué notre ministère en demandant au chef de ne nommer qu’un chef coutumier au ministère des Affaires coutumières afin que la paix règne réellement », a-t-il indiqué.

Le premier ministre, qui après s’être entretenu avec cette petite délégation, a par la suite rencontré l’ensemble des chefs traditionnels présents dans la salle Rouge en leur remettant une enveloppe symbolique en guise de remerciement et de demande de bénédictions auprès de ces hommes et femmes dépositaires du pouvoir ancestral.
« Quand j’ai appris que vous étiez là, j’ai tenu à vous voir et vous parler entant que votre fils. Je vous demande de rester calme parce que j’ai pris en compte vos revendications et j’ai été même saisi par vos différentes lettres. Je vais vous remettre cette symbolique pour vous assurer que je tiens à l’autorité coutumière et je veux une bénédiction de votre part », a dit en lingala Sama Lukonde Kyenge.
Puis d’ajouter : « Je ne pouvais que venir vous saluer. Notre Gouvernement aura besoin de l’accompagnement des chefs coutumiers pour rencontrer les attentes des Congolais. Avec votre présence ici, je considère que j’ai déjà votre bénédiction. »

Il faut noter que non seulement les chefs coutumiers étaient présents, mais aussi les représentants des peuples autochtones des différents coins de la République Démocratique du Congo.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
