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RDC : Martin Fayulu pour les élections anticipées et la réforme des institutions de la République

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Lors de son passage, ce mardi 10 décembre sur les antennes de la chaîne française France 24, Martin Fayulu est revenu sur plusieurs questions de l’actualité.

L’élu de Lukunga a martelé sur l’absence de l’État, la crise de légitimité, l’insécurité et l’infiltration de l’armée, la proposition de sortie de crise, l’inexistence d’une économie de développement et l’unité de LAMUKA.

Lui posant la question entant qu’opposant, l’invité a rappelé à la mémoire du journaliste qu’il fut opposant en 2018, et il est actuellement le Président élu par le peuple congolais (le 30 décembre 2018).

À propos des violences et tueries à l’Est du pays, le président de L’ECIDE a épinglé l’inexistence et la faillite de l’État par l’absence de légitimité de ses dirigeants qui ne peuvent pas se faire obéir et assurer la protection des paisibles citoyens. Ajouter à cela l’infiltration de l’armée qui est un élément majeur comme obstacle au retour de la paix et surtout le manque de coopération nécessaire dont la MONUSCO a besoin de la part des FARDC pour sa mission de stabilisation.

« Le ral-bol de la population face à la Mission des Nations Unies est un cri et se justifie car cette population a besoin de la protection. Elle se sent abandonnée, elle n’est pas protégée ni par la MONUSCO ni par l’armée, » a-t-il déclaré.

Et de poursuivre:

‘La MONUSCO se trouve en mauvaise posture car ne pouvant pas coopérer avec les officiers sous sanctions de la communauté internationale. »

En ce qui concerne la crise politique actuelle, Martin Fayulu envisage des Élections anticipées et la réforme des institutions de la République.

« C’est la proposition de sortie de crise que nous avons mis sur la table, pour implémenter des réformes et retourner vite aux élections. C’est ce que nous appelons la vérité des urnes par des nouvelle élections. Et ces réformes concernent la CENI, La loi électorale, le Juge électoral, l’accès des citoyens aux médias officiels et à tous les hommes politiques. Ensuite nous retournons pour consulter le peuple et que ce dernier tranche, » a-t-il affirmé.

Sur l’avenir actuel de Lamuka et de ses relations avec Moïse Katumbi, « Lamuka va très bien, Moïse KATUMBI a passé le flambeau à JP BEMBA et JP vient de passer depuis le 2 Décembre à Adolphe MUZITO et la coalition continue. LAMUKA c’est l’esprit du peuple congolais, ce peuple qui veut le Changement. Et nous travaillons pour ce changement, » a-t-il affirmé.

Et d’ajouter:

« Le Congo doit jouer sa partition dans le monde […] nous voulons avoir un État capable pour diriger, et diriger par des gens qui ont la légitimité du peuple. »

En ce qui concerne les sanctions du conseil de l’UE contre certaines personnalités congolaises, Martin Fayulu est pour leurs maintiens.

« Il faut les maintenir car ces gens ont participé à la déstabilisation de l’État Congolais, » a-t-il indiqué.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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