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RDC : “F. Tshisekedi est en train de faire un excellent début”, (S. Chergui/UA)
L’UA a déjà dépassé la problématique de la publication des résultats et s’apprête à travailler avec le nouveau président élu. C’est en ces termes que l’on peut interpréter les propos de Smaïl Chergui, Commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union Africaine, “UA”.
Dans une intervention radiodiffusée publiée ce vendredi 8 février 2019 par Radio France Internationale, “RFI”, elle a déclaré qu’ils vont travailler en étroite collaboration avec Félix Tshisekedi, étant donné qu’il a été élu Président de la RDC.
“Il me semble que c’est une appréciation qui est maintenant du passé. J’ai eu moi-même à m’exprimer à Bruxelles pour dire que nous allons travailler avec le président Félix Tshisekedi. Il a été élu, les institutions du pays l’ont reconnu et il nous appartient pas d’apporter un quelconque jugement sur ça”, affirme Smaïl Chergui.
Selon le commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union Africaine, le nouveau président de la RDC est en train de réussir ses débuts.
“Le président Félix Tshisekedi a déjà entamé une série de visites à ses voisins. Il est en train de faire un excellent début”, a déclaré cet ambassadeur algérien de l’UA.
Rappelons qu’après la publication provisoire des résultats des élections présidentielles en RDC, l’UA avait demandé à la cour constitutionnelle de ne pas publier les résultats définitifs. Il semblait contester la victoire du nouveau président. Bien qu’ils l’ont confirmé plus tard, les relations sont restées en dents de scie.
Toujours est-il que le président élu effectue depuis mardi une brillante mini tournée dont les échos sont favorablement accueillis par l’UA.
Cette mini tournée l’a amenée en Angola, au Kenya et enfin, au Congo Brazzaville où il achèvera sa première sortie du territoire national.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
