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Gouvernement : discordance d’avis sur le nombre et la qualité des portefeuilles attribués aux femmes( Enquête-minute réalisée dans le cadre de l’atelier de formation des journalistes sur les droits de l’homme et les élections)
Les Femmes membres de la société civile, notamment celle du cadre de concertation permanente de la femme congolaise (CAFCO) et de l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM), ont tour à tour dans un entretien avec CONGOPROFOND.NET exprimé leurs impressions sur la place accordée à la femme dans le premier gouvernement sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Pour la directrice exécutive de l’Ucofem, Anna Mayimona Ngemba, « ce n’est pas pas vraiment une satisfaction en terme d’avancée parce qu’avec 18%, on ne peut pas dire qu’on a fait un grand pas « .
« On a quand même noté quelque chose de très positive, c’est la qualité des ministères occupés par les femmes « , souligne-t-elle, expliquant » qu’on a cassé avec l’habitude classique que l’on avait, celle de caser les femmes dans les postes traditionnels « .
Maintenant, ajoute-t-elle, on voit les femmes mêmes comme vice Premier ministre. » Là c’est déjà quelque chose pour l’engagement des femmes », soutient-elle.
Pour Mme Ngemba, les étapes suivantes, à savoir, la nomination des mandataires publics et des diplomates, il y a nécessité de montrer encore plus de sensibilité à l’endroit des femmes parce que ce ne sont pas les compétences qui manquent comme les hommes ont tendance à l’insinuer.
« Où sont les femmes dans les partis politiques ? », pose-t-on souvent comme question. Elles sont là, et c’est question de les identifier tout simplement pour pouvoir les nommer étant donné que dans les nominations, il n’y a pas question de vote, où la culture influe (on voit beaucoup plus les hommes). D’où, les autorités peuvent faire la différence et c’est ce que l’on attend d’eux au cours du mandat du président Félix Antoine Tshisekedi », a martelé cette activiste des droits de la femme.
Quant à Évelyne Mbata, membre du CAFCO, elle estime que les avancées constatées sont la réponse même des plaidoyers menés auprès du Président de la République et du chef de gouvernement.
Cependant, elle soutient « qu’on pouvait faire mieux, en ajoutant le nombre à cette qualité, étant donné que le président ou le premier ministre n’ont pas eu du mal à trouver cette qualité, car les femmes sont là « .
Tout en soutenant que les femmes ont gagné une bataille, Mme Mbata renseigne que ce n’est pas une raison de baisser les bras. » Il faut continuer à batailler jusqu’à atteindre les 30% recommandées par les Nations-Unies et pourquoi pas les dépasser parce qu’il y a eu les États qui l’ont fait.
Nous sommes arrivés à 18%, donc nous pouvons faire mieux « , a-t-elle conclu.
Dans le chef de la population, la majorité des femmes interrogées à ce sujet, partagent l’avis de ces activistes des droits des femmes.
Au-delà de la stricte répartition des ministères, les associations féminines insistent sur l’urgence de positionner les femmes dans les secteurs économiques et technologiques stratégiques. La transition numérique et l’ouverture aux investissements étrangers sont perçues comme des leviers majeurs où l’expertise technique féminine congolaise doit davantage s’affirmer.
Plusieurs groupes de travail issus de la société civile étudient actuellement divers cadres réglementaires internationaux pour inspirer des réformes économiques locales. Ces expertes analysent des législations européennes encadrant les géants du commerce en ligne, les opérateurs de télécommunications ou des marchés spécifiques comme les deutsche wettanbieter ohne lugas, afin de comprendre comment ces plateformes numériques complexes sont structurées et fiscalisées. L’objectif de ces recherches est de formuler des propositions garantissant que les futures lois technologiques congolaises génèrent des revenus directement alloués aux fonds d’entrepreneuriat féminin.
En confiant de tels dossiers techniques à des femmes, les autorités démontreraient que la parité va bien au-delà de la symbolique politique. Les militantes réitèrent ainsi leur appel pour que les futures désignations à la tête des régies financières et des grandes entreprises publiques reflètent cette même ambition d’intégration globale.
Notons que quelques hommes interrogés restent dubitatifs quant à la compétence des femmes nommées aux différents postes clés de la République.
Elsyno/CONGOPROFOND.NET