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1er sommet des présidents de la jeunesse africaine : un spectacle désolant à Kinshasa
La convocation du premier sommet des présidents de la jeunesse africaine à Kinshasa, a été un échec cousu. Tout a tourné au vinaigre, une désolation des centaines de participants qui ont effectué un déplacement ce samedi 31 aout, au prestigieux cadre du Centre financier de Kinshasa pour participer à cet évènement.

Déjà, tout était mal parti dès le départ. Prévue initialement jeudi 29 aout, cette activité a été spectaculairement reportée à la surprise des invités qui n’avaient pas été avertis du décalage de l’événement, ils l’ont appris en étant déjà sur le lieu.
Jusqu’à ce jour pas des raisons valables fournies de la part de l’organisateur, qu’est le gouvernement de la république via le ministère de la Jeunesse et cohésion nationale en collaboration avec le Conseil national de la jeunesse (CNJ).
Quelques heures plus tard, les invités seront rappelés pour être fixés sur une nouvelle date, samedi 31 aout.
Le public a été présent dans la salle des congrès du Centre financier à partir de 8h, jusqu’à 14h l’activité n’avait toujours pas démarré, indiquent nos reporters dépêchés samedi, pour assurer la couverture médiatique.
C’est vers 15h que le directeur de cabinet de la ministre en charge de la jeunesse se présentera sur la tribune pour prononcer le mot de circonstance, au nom de la ministre AYEGANAGATO. Un acte que les jeunes ont réprimandé et ils n’ont pas permis ce dernier à prendre la parole.

Ces événements se déroulent en présence de plusieurs invités venus de différents pays du continent Africain pour prendre part à cette rencontre organisée, selon les écrits, sous le haut patronage du président de la république Felix Tshisekedi avec l’accompagnement du gouvernement.
Installés sur la tribune, les quatre premiers panelistes à savoir un député national Congolais, le professeur Jacques Djoli, un député national Sénégalais, le professeur Sadio, une paneliste venue du Liberia et un autre venu du Tchad, ont pris la parole à tour de rôle pour décortiquer le thème principal « Implication de la jeunesse Africaine dans la recherche de la paix, la sécurité et le développement ».
Mais là aussi, non seulement aucun interprète n’a été apprêté, l’on a changé plus de trois volontaires dans la foule, qui ne parvenaient pas toujours à traduire correctement les propos de la paneliste du Liberia.
Ce n’est pas tout, le casque traducteur que portait cette dernière s’est abimé en pleine cérémonie. Le paneliste Sénégalais a quitté la scène avant qu’ils ne soient libérés, on pouvait lire une inquiétude sur les fronts des participants.
Pour couronner tout, les jeunes ont vidé la salle au premier panel, aussi longtemps que le programme prévoyait le discours de clôture du chef de l’Etat vers la fin.
Alors que la modératrice s’apprêtait à faire venir le groupe du second panel, la salle s’était complètement vidée, exigeant ainsi aux organisateurs de clôturer honteusement les assises.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
Santé
Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières
Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).
Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.
« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.
L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.
« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.
Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.
Dalmond Ndungo
