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Changement climatique : Denis Sassou NGuesso fustige l’inertie des pays industrialisés

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Le Chef de l’État congolais a joint sa parole aux côtés des autres dirigeants présents à la table-ronde de Paris organisée dans la capitale française en marge du centenaire de l’Armistice célébrée le dimanche 11 novembre. Denis Sassou NGuesso s’est exprimé sur des questions de paix et de justice, qui sont indispensables dans le développement des nations, car « sans elles, rien n’est possible ».

Outre les aspects sécuritaires, le Chef de l’État du Congo/Brazzaville a insisté sur les questions de financement pour la lutte contre le changement climatique, avant de plaider pour l’engagement des États à soutenir le Fonds bleu pour le Bassin du Congo qu’il a initié lors de la COP22 à Marrakech, au Maroc.

Devant cette parterre des responsables du monde et ONG, Denis Sassou NGuesso a fait un constat mitigé en matière de financement par les pays occidentaux : « Dans la lutte contre les changements climatiques, nous constatons que depuis Copenhague jusqu’aujourd’hui, en passant par Cancun, Durban, Rio+20, on a toujours parlé de 100 milliards de dollars par an pour soutenir les pays en développement, mais rien ne se passe.
Nous disons que c’est un obstacle majeur et grave».

Denis Sassou NGuesso a fustigé l’attitude des pays industrialisés qui demandent aux pays qui contribuent à la lutte contre les changements climatiques des efforts, mais en retour rien n’est fait. « L’on demande à ces pays de faire à eux seuls l’effort de protection de ces 220 millions d’hectares de forêts sans contrepartie », a-t-il appuyé paraphrasant un dirigeant du monde pour démontrer l’attitude attentiste des pays industrialisés. « On veut seulement qu’un habitant de l’Amazonie meurt de faim et de maladie au pied dun arbre pour que l’arbre soit là pour l’humanité ».

« Nous disons qu’il y a le Bassin du Congo. Il y a le projet du Fonds bleu. Nous demandons à la communauté internationale de regarder ce projet parce qu’il contribuera à la protection de 220 millions d’hectares de forêt et contribuera au développement durable dans cette partie de lAfrique », a-t-il rappelé.

En conclusion, le président Denis Sassou NGuesso a aussi interpelé les gens du monde réunis sur les questions du flux migratoire qui touche particulièrement le continent africain. « Nous devons tous agir pour maitriser ce phénomène», a-t-il lancé.

Wilfrid LAWILLA/CONGOPROFOND.NET

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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI

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Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays

La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.

Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.

Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.

Le ministère des Finances en première ligne

Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.

Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.

Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.

Une surveillance numérique renforcée

Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.

Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.

Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.

Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.

Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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