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16 jours d’activisme : La recette GEDROFE pour éliminer les violences à l’égard de la femme en période électorale

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Le Réseau Genre et Droits de la Femme (GEDROFE), a en marge de 16 jours d’activisme contre les VBG, sensibilisé ce mercredi 14 décembre 2022, les membres de la société civile et ceux des partis politiques sur la lutte contre toutes les formes de violences.

L’objectif de cette journée de sensibilisation était d’identifier les types des violences faites à la femme avant, pendant et après les élections afin de changer de comportement pour mettre fin à ces violences.

Deux grands intervenants ont exposé tour à tour sur les 16 jours d’activisme et les violences faites à la femme en période électorale.

Monsieur Kalubi, PCA de GEDROFE, a rappelé l’historique des 16 jours d’activisme, dont 196 état membres avaient adhéré à cette campagne en 1991 pour lutter contre les VBG, a insisté sur le fait que cette lutte concerne tout le monde.
« On ne peut pas construire un pays sans la femme. La femme doit retrouver sa place », a-t-il déclaré en ajoutant que les femmes doivent connaître et maîtriser tous les textes des lois internationaux et régionaux qui promeuvent leurs droits.

Mme Fifi Kandolo, quant à elle, a martelé sur les violences que subissent les femmes en période électorale.

« Nous avons sensibilisé les membres des structures de la société civile et quelques membres des partis politiques sur les violences commises à l’endroit des femmes avant, pendant et après les élections. En dehors des formes de violences nous avons aussi répertorier les us et coutumes rétrogrades, les pesanteurs socioculturelles qui pèsent toujours sur les Femmes mais également certaines pratiques religieuses qui empêchent la femme de postuler, de se battre comme candidate aux élections ou de participer activement dans la politique », a-t-elle dit.
Selon elle la femme a toujours été placée au second plan, cela doit changer.

Après quelques exercices de simulation sur ce qui se passe pendant la période électorale, les participants ont proposé des stratégies pour éliminer les violences basées sur le genre, à savoir la sensibilisation à la base, c’est-à-dire en famille, l’implication des partenaires pour amplifier la campagne, l’utilisation des radios communautaires etc.

Elda Along/ congoprofond.net

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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