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13 ans après, Adolphe Muzito fait son grand retour au ministère du Budget

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C’est un retour qui n’est pas passé inaperçu. Adolphe Muzito, ancien Premier ministre sous Joseph Kabila (2008-2012) et ministre du Budget entre 2007 et 2008 dans les gouvernements *Gizenga I et II*, retrouve le même ministère plus d’une décennie après. Désormais sous l’ère *Tshisekedi*, c’est dans le gouvernement *Sumimwa II* qu’il est rappelé aux affaires, au cœur de la machine budgétaire congolaise.

Connu pour sa rigueur technocratique et son amour des chiffres, *l’ancien inspecteur des finances* à l’IGF, devenu une figure majeure de l’opposition au sein de *Lamuka*, défroque aujourd’hui ses habits d’opposant pour répondre à l’appel de la République. Patron du parti *Nouvel Élan*, héritier idéologique du Palu de son mentor *Antoine Gizenga*, Muzito — surnommé « Fumumpa » par ses proches — revient comme un *Ulysse moderne*, traversant les tempêtes politiques pour poser à nouveau ses valises au Budget.

Ce revirement interroge : *débauchage politique* ou *réelle volonté de contribuer au redressement national* ? Les avis sont partagés. Mais une chose est sûre : avec son expérience, sa maîtrise des finances publiques et sa stature d’homme d’État, Adolphe Muzito apporte du poids à l’équipe Sumimwa. Reste à savoir s’il saura incarner l’élan d’un *Congo fort et prospère*, comme le chantent les paroles de *l’hymne national « Debout Congolais »*.

Barca Horly Fibilulu Mpia/Congoprofond.net

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Arrestation de Benjamin Babunga au Burundi : Son comité de soutien exige sa libération immédiate

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L’arrestation de Benjamin Babunga par les services de renseignement burundais continue de susciter de nombreuses réactions en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce 30 mai à Kinshasa, le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC a exprimé sa « vive inquiétude » face à cette situation et a appelé les autorités burundaises à procéder à sa libération sans délai.

Présenté comme pasteur, humanitaire, historien et acteur engagé dans le débat public, Benjamin Babunga s’est notamment illustré par ses analyses sur la gouvernance et les conflits qui secouent la région des Grands Lacs. Selon le comité, ses interventions ont toujours relevé du débat démocratique et de l’expression citoyenne.

« Par ses interventions publiques, ses écrits et son engagement citoyen, il a toujours contribué au débat démocratique sur des questions d’intérêt général », souligne le communiqué. Les signataires estiment que ses prises de position relèvent pleinement de « l’exercice légitime de la liberté d’expression ».

Des inquiétudes renforcées par des menaces antérieures

Le comité affirme suivre l’évolution du dossier avec une profonde préoccupation, d’autant plus que Benjamin Babunga aurait déjà été confronté à des menaces en raison de ses opinions.

« Notre inquiétude est d’autant plus grande que Monsieur Benjamin Babunga a déjà été victime par le passé de menaces de mort », indiquent les auteurs de la déclaration, qui craignent pour sa sécurité et le respect de ses droits fondamentaux.

La défense de la liberté d’expression au centre du plaidoyer

Dans leur communiqué, les soutiens de l’historien congolais rappellent que la liberté d’expression constitue un droit fondamental garanti par les principes démocratiques et les instruments internationaux de protection des droits humains.

« Aucun citoyen ne devrait être arrêté, inquiété ou privé de sa liberté en raison de ses opinions politiques, de ses analyses ou de ses critiques à l’égard des politiques publiques », écrivent-ils.

Le comité considère également que les idées doivent être combattues sur le terrain du débat public et non par des mesures privatives de liberté. « L’expression pacifique d’opinions, même critiques, ne saurait être assimilée à une infraction. Les idées se combattent par le débat, jamais par la répression », insiste le document.

Appel aux organisations internationales

Au-delà de la demande de libération adressée aux autorités de Bujumbura, les auteurs du communiqué appellent plusieurs institutions internationales à suivre de près cette affaire. Les Nations unies, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est ainsi que diverses organisations de défense des droits humains sont notamment interpellées.

Pour le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC, cette affaire dépasse le seul cas de l’historien congolais et touche à des principes universels. « La privation de liberté pour des opinions constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux », souligne le texte.

Un appel au respect de l’État de droit

Les signataires estiment que la défense des droits de Benjamin Babunga participe également à la protection des libertés de l’ensemble des citoyens. Ils espèrent enfin que les autorités burundaises privilégieront une solution conforme à l’État de droit et aux engagements internationaux du Burundi en matière de droits humains, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de Benjamin Babunga.

Franck Kaky / CongoProfond.net

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