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12 juillet 2026 : Koffi Olomide face au temps au Stade Roi Baudouin de Bruxelles

À la veille de son 70ᵉ anniversaire, le Grand Mopao offre un concert d’exception pour célébrer plus de cinquante ans d’une carrière qui a façonné la musique africaine moderne.

Le dimanche 12 juillet 2026, le Stade Roi Baudouin de Bruxelles sera le point de convergence de tous les amoureux de la rumba congolaise. À quelques heures de souffler sa 70ᵉ bougie, Koffi Olomide convie son public à une soirée qui s’annonce comme l’un des plus grands rendez-vous musicaux de sa carrière. Plus qu’un spectacle, c’est une célébration de cinq décennies d’innovation, de passion et d’une œuvre qui a traversé les générations sans jamais perdre de son éclat.

De « Princesse ya Synza » à « 10ᵉ Mandat », en passant par « Eputsha », « Sens Inverse », « Médecin de Nuit », « Ngobila », « VIP », « Djino », « Fouta Djallon » ou encore « Asso », le Grand Mopao a bâti une discographie qui appartient désormais au patrimoine musical africain. Son style, le Tcha Tcho, continue d’inspirer les jeunes générations tout en séduisant un public fidèle depuis plus d’un demi-siècle.

Portrait d’un monument de la musique africaine

Né le 13 juillet 1956 à Stanleyville, aujourd’hui Kisangani, Antoine Christophe Agbepa Mumba grandit entre la Province Orientale et Kinshasa, où il poursuit ses études. Élève brillant, il fréquente notamment l’école Saint-Théophile de Lemba avant à la très renommée Collège Elykia Saint Joseph de la a Gombe puis poursuivre un cursus universitaire. Son parcours académique ne l’empêche pas de nourrir une passion précoce pour la musique. D’abord auteur-compositeur pour d’autres artistes, il se révèle au grand public à la fin des années 1970 grâce au succès de Princesse ya Synza. En 1986, il fonde Quartier Latin International, un orchestre qui deviendra une véritable école de formation pour plusieurs futures stars de la musique congolaise. Compositeur, chanteur, producteur et chef d’orchestre, Koffi Olomide est aujourd’hui considéré comme l’un des artistes africains les plus influents de son époque.

Les concerts de la consécration

Tout au long de sa carrière, Koffi Olomide a inscrit son nom dans l’histoire des grandes scènes internationales. En 2000, il devient le premier artiste africain à remplir le Palais Omnisports de Paris-Bercy, une performance qui marque un tournant pour la musique congolaise sur la scène mondiale. Depuis, il s’est produit dans les plus prestigieuses salles d’Europe, d’Afrique et d’Amérique, confirmant son statut d’ambassadeur de la rumba congolaise. Le concert du 12 juillet 2026 au Stade Roi Baudouin s’inscrit dans cette continuité historique. Il représente non seulement la célébration de ses 70 ans, mais aussi l’aboutissement de plus de cinquante années de carrière au sommet.

Les surnoms d’une légende

Peu d’artistes africains ont accumulé autant de surnoms que Koffi Olomide. Chaque appellation traduit une facette de sa personnalité artistique et de son influence. Le Grand Mopao évoque le guide et le maître de son univers musical. Mopao Mokonzi, le « chef des Mopao », souligne son autorité dans le monde de la rumba. Le Grand Mogol fait référence à son immense prestige, tandis que Quadrakoraman rappelle sa domination lors des Kora Awards, où il a remporté plusieurs distinctions majeures. Pour ses admirateurs, il est également Ya Koffi, Papa Rappa, Maître du Tcha Tcho ou encore Le Vieux Bombé, autant de sobriquets qui témoignent de l’affection et de l’admiration que lui vouent plusieurs générations de mélomanes.

À près de 70 ans, Koffi Olomide continue de défier le temps. Son élégance, sa créativité et sa capacité à se réinventer donnent tout son sens à la maxime de Corneille : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. » Le 12 juillet prochain, Bruxelles n’accueillera pas simplement une vedette de la chanson ; elle recevra l’une des plus grandes légendes vivantes de la musique africaine, pour un concert qui promet déjà d’entrer dans l’éternité.

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