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Un rapport récemment publié par l’ONG britannique Rainforest UK, intitulé « La grande ruée vers l’or vert », a ravivé le débat sur la gestion du programme REDD+ en République démocratique du Congo (RDC). Le document remet en cause l’efficacité et la transparence de ce mécanisme censé lutter contre la déforestation tout en favorisant le développement durable des communautés forestières.

Au cœur de la controverse, le projet REDD+ Maï-Ndombe, considéré comme le projet pilote du pays, exécuté par Era Congo, filiale du groupe WWC (Wildlife Works Carbon). Rainforest UK y dénonce des irrégularités présumées, des problèmes de gouvernance et des retombées jugées insuffisantes pour les populations locales. L’ONG va même jusqu’à recommander un moratoire sur les initiatives REDD+ en RDC, le temps de réévaluer leur impact réel sur le terrain.

Cependant, ces accusations ne font pas l’unanimité. Les communautés locales de Maï-Ndombe et certains acteurs institutionnels défendent vigoureusement le projet, soulignant les avancées enregistrées depuis son lancement. Selon eux, REDD+ a permis d’améliorer la gestion communautaire des forêts, de réduire la pression sur les ressources naturelles et de financer plusieurs initiatives sociales dans les zones concernées.

Face à ce débat, le gouvernement congolais se trouve une fois de plus interpellé sur la nécessité de concilier transparence, participation communautaire et rigueur environnementale dans la mise en œuvre des politiques climatiques.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET