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Massacre de Komanda : Le ministère public réclame de lourdes peines contre 2 officiers des FARDC et de la PNC

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La Cour militaire opérationnelle de l’Ituri a poursuivi, ce lundi, le procès très attendu sur le massacre de Komanda, survenu dans la nuit du 26 au 27 juillet dernier. Ce drame, qui a coûté la vie à plus de trente-neuf civils, continue de susciter une vive émotion au sein de la population. L’audience du jour était consacrée aux réquisitions du ministère public et aux plaidoiries des parties.

Deux officiers congolais se trouvent au centre de ce dossier : le colonel Gere Kengu, commandant second chargé des opérations et renseignements au sein des FARDC, et le commissaire supérieur adjoint Kangamina Tshabela Noël, alors commandant de la PNC à Komanda.
Le premier est poursuivi pour violation de consignes et vente présumée de munitions, tandis que le second répond du seul chef de violation de consignes.

Dans son réquisitoire, le ministère public a demandé 20 ans de servitude pénale principale à l’encontre du colonel Gere Kengu, et 8 ans contre le commissaire Kangamina Tshabela Noël. Il a également requis leur exclusion définitive de l’armée et de la police.
Cependant, l’auditeur militaire supérieur, le colonel Joseph Makelele, a reconnu que l’accusation de vente de munitions de guerre n’était pas suffisamment établie.

« Nous l’incriminons parce qu’il n’a pas agi ou a agi mollement », a déclaré le colonel Makelele, reprochant au colonel Gere son manque de réaction face à l’attaque, alors que la mise en place des patrouilles relevait directement de sa responsabilité.

Selon le ministère public, cette inaction aurait permis aux assaillants de frapper sans réelle résistance. Le colonel Gere ne serait intervenu qu’aux alentours de 4 heures du matin, plusieurs heures après le début de l’assaut.

Du côté de la défense, les avocats des deux officiers ont plaidé l’innocence totale de leurs clients.
Les conseils du colonel Gere ont insisté sur son dévouement militaire et rejeté toute idée de négligence : « On ne peut pas parler de faute alors qu’il a agi dans le respect des ordres et des moyens dont il disposait », ont-ils affirmé, soulignant l’absence de consigne formelle de patrouille au moment des faits.

La défense du commissaire Kangamina Tshabela Noël a tenu le même cap, estimant que leur client n’avait enfreint aucune directive et demandant son acquittement pur et simple.

En dernière position, les deux prévenus ont pris la parole pour clamer leur innocence.  « Je suis innocent et je demande mon acquittement », a déclaré le colonel Gere Kengu.
« Je n’ai violé aucune consigne. Je demande simplement mon acquittement », a ajouté le commissaire Kangamina Tshabela Noël.

Très suivi en Ituri, ce procès symbolise la quête de justice dans une région encore meurtrie par des années de violences. Le verdict est attendu dans les prochains jours.
Le compte à rebours est désormais lancé.

Vérité Johnson

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Leadership féminin et Sport : Le parcours inspirant de Solange Masumbuko Nyenyezi

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Ancienne députée nationale et figure engagée dans la promotion du sport en RD Congo, Solange Masumbuko Nyenyezi s’est progressivement imposée comme l’une des voix féminines influentes dans la gouvernance sportive. Son parcours mêle engagement politique, leadership féminin et implication active dans les structures de gestion du football national.

Actuellement élue membre du comité exécutif de la Fédération Congolaise de Football Association ( FECOFA), Solange Masumbuko Nyenyezi participe à l’encadrement et à l’orientation du championnat national de football. Sa présence au sein de cette instance témoigne de sa volonté de contribuer à la modernisation du sport congolais, particulièrement dans un secteur longtemps dominé par les hommes.

Entre 2018 et 2023, elle a également occupé les fonctions de rapporteur du caucus des députés sportifs à l’Assemblée nationale. À travers cette responsabilité, elle s’est investie dans la défense des intérêts du sport congolais au sein de l’hémicycle, plaidant notamment pour une meilleure prise en charge des athlètes, des infrastructures sportives et de la jeunesse.

Son engagement dépasse le cadre institutionnel national. Depuis 2019, Solange Masumbuko Nyenyezi est ambassadrice du sport et du leadership féminin au sein de l’ADEAC. Dans ce rôle, elle œuvre pour la promotion de la femme dans les milieux sportifs et encourage l’émergence d’un leadership féminin capable d’influencer positivement la gouvernance sportive en Afrique.

À travers son parcours, Solange Masumbuko Nyenyezi incarne une génération de femmes congolaises déterminées à faire du sport un véritable levier de développement, d’éducation et de cohésion sociale. Son implication continue dans les instances sportives et son plaidoyer pour la valorisation des femmes dans le sport renforcent son image d’actrice engagée pour l’avenir du football et du sport congolais en général.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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