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100 jours de gouvernance du duo Ntumba Batukonke–Mastaky : Le FPI à l’heure de la transformation
Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a amorcé un tournant décisif avec la nomination, en juillet dernier, d’Hervé Claude Ntumba Batukonke comme Directeur Général et de Blaise Mastaky Birindwa en qualité de Directeur Général Adjoint. Depuis la remise et reprise du 11 août 2025, ce binôme imprime une dynamique nouvelle à l’institution, recentrant son action sur sa mission fondamentale : financer la production nationale et la transformation industrielle afin de réduire les importations et stimuler durablement l’économie congolaise. Les premiers signaux du changement sont perceptibles et nourrissent de fortes attentes.
Gestion axée sur la performance et rigueur financière
Dès son entrée en fonction, le Directeur Général a annoncé la couleur en appelant à rompre avec le statu quo au profit d’une gestion fondée sur la performance, la transparence et la redevabilité. Le nouveau management s’est engagé autour de priorités claires : recouvrement systématique des créances, digitalisation des processus, planification stratégique et consolidation des partenariats. L’orthodoxie financière s’impose comme une ligne rouge, avec un mécanisme renforcé de suivi des prêts afin que chaque remboursement alimente le financement de nouveaux projets à fort impact économique et social.
Réformes internes et modernisation de l’outil de travail
Les cent premiers jours ont également été marqués par une transformation interne profonde. La digitalisation, menée en partenariat avec la firme tunisienne SIGA, vise à automatiser les procédures de gestion pour plus de rapidité et de transparence. Parallèlement, la direction générale promeut une culture organisationnelle fondée sur la discipline, la ponctualité et le rendement, tout en valorisant le capital humain. Cette approche managériale inclusive renforce la confiance du personnel et installe un climat propice à la performance collective.

Industrialisation décentralisée, innovation et accompagnement des entrepreneurs
Sur le terrain, le FPI intensifie les inspections, le suivi et l’évaluation des projets financés à Kinshasa comme en provinces. Des initiatives industrielles emblématiques au Katanga, à Kisangani ou dans le Haut-Uélé illustrent l’impact du financement du FPI sur la création de chaînes de valeur locales et d’emplois. L’institution soutient également l’innovation technologique nationale, à l’image du projet Kim-Box, et met en œuvre des mécanismes inclusifs tels que le programme « Vijana », destiné aux jeunes et aux femmes, avec des conditions de financement préférentielles.
Ouverture internationale et vision d’avenir
Sur la scène internationale, le FPI renforce sa diplomatie économique en multipliant les échanges avec des investisseurs et partenaires stratégiques en Amérique, en Europe et en Asie. Ces démarches visent la mobilisation de financements, le cofinancement de projets structurants et l’ancrage de la RDC dans les circuits économiques mondiaux. De la Zone Économique Spéciale Kin Malebo à la relance d’entreprises publiques stratégiques, le FPI s’affirme progressivement comme un levier central de l’industrialisation. Sous l’impulsion du binôme Ntumba Batukonke–Mastaky, l’institution entend désormais traduire le potentiel du pays en progrès concrets, au service d’une prospérité partagée.
Tchèques Bukasa
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
