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10 ans du Festival Amani : Retour sur une décision controversée à Goma

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10 ans du Festival Amani : Retour sur une décision controversée à Goma

Après une interdiction temporaire suivie d’un revirement de dernière minute par le maire de Goma, en concertation avec les autorités nationales et provinciales, le Festival Amani va célèbrer en grande pompe sa dixième édition les 16 et 17 novembre 2024. Ce rendez-vous culturel incontournable, symbole de paix dans la région des Grands Lacs, promet encore d’attirer des milliers de participants dans une ambiance festive, résiliente et porteuse d’espoir.

*Une ode à la culture et aux talents locaux*

Cette édition anniversaire met particulièrement en avant les artistes locaux de Goma, illustrant la richesse et la diversité culturelle de la région.

Guillaume Bisimwa, directeur du festival, souligne : « À travers le Festival Amani, nous montrons que notre région est capable de générer du positif en mettant en valeur ses talents. Le festival transcende les clivages ethniques, religieux et politiques, pour incarner un véritable vivre-ensemble».

Avec des spectacles organisés au Village Ihusi, entre 12h et 18h, et grâce à l’implication de plus de 500 bénévoles, le festival offre une expérience unique malgré des défis logistiques liés à l’organisation de dernière minute.

Depuis sa création en 2014, le Festival Amani s’est imposé comme un événement phare en RDC, prônant la paix à travers les arts.

*Nouveautés et perspectives pour l’avenir*

Pour la première fois, le festival ouvre des espaces dédiés aux rencontres professionnelles. Ces échanges, réunissant des experts congolais et internationaux, aborderont des thèmes majeurs comme le digital, les droits d’auteur et la coopération culturelle. L’objectif est d’apporter une structuration renforcée à l’industrie musicale et artistique dans l’est de la RDC.

Plus qu’un simple événement culturel, le Festival Amani agit comme un levier de changement pour une région longtemps marquée par des conflits. Avec le soutien des autorités, des partenaires et des artistes, il continue de porter un message d’unité et d’espoir pour les générations futures.

Franck Kipuni/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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