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🔴 Audio explosif dans la sphère politique : Modeste Bahati accuse Norbert Basengezi de menaces graves
Ce dimanche matin, un message audio attribué à Modeste Bahati Lukwebo s’est largement diffusé sur les réseaux sociaux, suscitant une vive agitation dans l’opinion publique et la classe politique congolaise.
Dans cet enregistrement, l’ancien deuxième vice-président du Sénat met directement en cause le sénateur Norbert Basengezi Kantitima, qu’il accuse de manœuvres visant à attenter à sa vie.

Des accusations lourdes et inquiétantes
Selon les propos contenus dans l’audio, Modeste Bahati affirme que Norbert Basengezi l’aurait dénoncé auprès des services de sécurité comme étant en connivence avec des groupes rebelles. Une accusation particulièrement grave dans le contexte actuel, où de tels faits peuvent entraîner des poursuites sévères, voire la peine capitale selon la législation en vigueur.
Il évoque ainsi une situation qu’il juge dangereuse pour sa sécurité personnelle et son avenir judiciaire.
Une plaidoirie adressée à une autorité religieuse
Dans ce message adressé à un archevêque dont l’identité n’a pas été révélée, Modeste Bahati Lukwebo se défend vigoureusement contre ces accusations. Il affirme être victime de propos mensongers et se dit profondément trahi.
Il accuse notamment Norbert Basengezi d’avoir tenu, devant des responsables religieux et sécuritaires, des affirmations selon lesquelles il soutiendrait les groupes rebelles et leur aurait confié la gestion de ses biens.
Son entourage confirme et charge Basengezi
Contacté par CONGOPROFOND.NET, Éric Tshisuaka, proche de Modeste Bahati, confirme l’authenticité de l’audio.
Il évoque une stratégie délibérée visant à affaiblir politiquement l’ancien vice-président du Sénat. Selon lui, Norbert Basengezi chercherait à l’écarter pour se positionner au poste de deuxième vice-président du Sénat, un siège attribué à l’AFDC après la démission de son président.
Un climat sécuritaire sous tension
Cette affaire intervient dans un contexte national marqué par l’intensification des combats à l’Est du pays et par une vigilance accrue des autorités face aux soupçons de collaboration avec des groupes armés.
Dans son message, Modeste Bahati rappelle les risques judiciaires liés à de telles accusations, insistant sur la gravité des sanctions prévues par la loi.
Un homme qui se dit victime du conflit
Se présentant comme une victime directe de la guerre, Modeste Bahati Lukwebo affirme avoir perdu des proches ainsi que d’importants investissements, notamment après la chute de villes stratégiques comme Goma et Bukavu.
Pour mémoire, Modeste Bahati avait récemment démissionné de son poste de deuxième vice-président du Sénat, à la suite d’une pétition initiée contre lui.
Cette démarche lui reprochait notamment :
– une incompĂ©tence prĂ©sumĂ©e dans l’exercice de ses fonctions
– des insuffisances dans le contrĂ´le parlementaire
– un manque de transparence avec la Cour des comptes
– et des dĂ©clarations jugĂ©es contraires Ă la ligne politique de l’Union sacrĂ©e concernant la Constitution
Une affaire à suivre de près
Entre accusations de complot, rivalités politiques et contexte sécuritaire explosif, cette affaire met en lumière les tensions internes au sein de la classe politique congolaise.
Reste à savoir si ces allégations donneront lieu à des enquêtes officielles ou à une escalade politique dans les prochains jours.
Ben Tshikangu Jr/CONGOPROFOND.NETÂ
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Kenge : Des rĂ©actions contrastĂ©es Ă l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain Ă Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des rĂ©actions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’Ă©valuer les actions Ă entreprendre pour exprimer leur dĂ©saccord avec cette Ă©ventuelle rĂ©affectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activitĂ©s citoyennes destinĂ©es Ă faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagĂ©es. Certains jeunes Ă©voqueraient la possibilitĂ© de profiter de la marche de l’opposition prĂ©vue le 3 juin pour faire connaĂ®tre leurs prĂ©occupations, tandis que d’autres privilĂ©gieraient une initiative distincte Ă une date ultĂ©rieure afin de dĂ©montrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient dĂ©jĂ fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. Ă€ l’Ă©poque, plusieurs accusations avaient Ă©tĂ© formulĂ©es Ă leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allĂ©gations portaient notamment sur de supposĂ©s abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugĂ©s incompatibles avec leurs responsabilitĂ©s. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dĂ©nonciations faites par leurs dĂ©tracteurs et qu’elles n’ont pas nĂ©cessairement fait l’objet de dĂ©cisions judiciaires dĂ©finitives Ă©tablissant leur responsabilitĂ©.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit Ă une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats Ă quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’Ă©ventualitĂ© de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette dĂ©cision risque de raviver des tensions encore prĂ©sentes, tandis que d’autres appellent au respect des procĂ©dures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’Ă©viter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autoritĂ©s compĂ©tentes sont Ă©galement attendues sur leur capacitĂ© Ă gĂ©rer cette situation avec sĂ©rĂ©nitĂ© et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spĂ©culations se multiplient, l’attention reste dĂ©sormais tournĂ©e vers les prochaines dĂ©cisions administratives et les rĂ©actions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NETÂ
