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?❗RDC: Ilunga Ilunkamba nommé Premier ministre !
Après une longue attente, le président de la République vient de nommer le professeur Ilunga Ilunkamba pour succéder à Bruno Tshibala au poste de premier ministre.
L’ordonnance a été lue ce lundi 20 mai à la RTNC.
Son nom circulait déjà depuis un certain temps à côté de Jean Mbuyu et de Vital Kamerhe.
Qui est le professeur Ilunga Ilunkamba ?
Originaire du Grand Katanga, en pays Lubakat-territoire de Kabalo, Ilunga Ilunkamba est de la même ethnie que l’Autorité morale du FCC, Joseph Kabila.
C’est donc sans surprise, dès lors qu’on savait que ce très attendu Premier devrait provenir de l’ex-province du Katanga.
Même si ce n’était pas formel, mais en tout cas, ça se chuchotait dans les coulisses du pouvoir.
Un technocrate plus qu’un politicien
Le président a donc respecté la constitution qui stipule que le Premier ministre doit provenir de la majorité parlementaire.
Donc, la nomination du FCC Ilunga Ilunkamba comme Premier ministre est faite selon les normes constitutionnelles.
Félix Tshisekedi a fait honneur d’avoir un Chef de l’Exécutif ayant le profil nécessaire. En d’autres termes, un Premier ministre qui, à plus d’un égard, offre les gages de compatibilité avec les engagements extérieurs et les contraintes internes du Chef de l’Etat.
En plus des raisons de commodité, Ilunga Ilunkamba ne fait pas partie des très caciques du régime précédent.
On a à faire à un technocrate qu’à un politicien.
« Pour avoir longtemps œuvré dans le Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques (COPIREP), avant d’aller à la Société nationale de chemin de fer (SNCC), du reste relookée par le Copirep, ce Prof d’économie présente donc l’étoffe nécessaire pour traduire en acte, les « contrats » du Chef de l’Etat aussi bien avec les partenaires traditionnels de la RD que les nouveaux, » si l’on en croit nos confrères de Forum des as, un quotidien paraissant à Kinshasa.
Au sein du FCC, Ilunga Ilunkamba est un homme qui ne devrait s’attirer la foudre de personne.
Personne ne peut le retracer du fait de sa discrétion.
Ce septuagénaire répond au profil non pas d’un Premier ministre, bien que du FCC, mais son côté technocrate est sans contestation. Cela va arranger les affaires du Président Félix Tshisekedi.
Lui, qui dès le départ, souhaiter voir au poste de Premier ministre, une personnalité sans relation aucune avec le régime de Joseph Kabila.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
