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Coopération

𝗔𝗱𝗱𝗶𝘀-𝗔𝗯𝗲𝗯𝗮 : L𝗲𝘀 𝗱é𝗳𝗲𝗻𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝗵𝗮𝗻𝗱𝗶𝗰𝗮𝗽é𝗲𝘀 𝗿é𝗰𝗹𝗮𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗱é𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗶𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗳

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Réunis du 28 au 30 avril 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, les participants à la 12e édition du Forum régional africain sur le développement durable (FRADD/ARFSD) ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) en Afrique, tout en veillant à ne laisser personne de côté.

Organisée dans les locaux de Commission économique pour l’Afrique, cette rencontre continentale rassemble des représentants des États africains, des institutions internationales, des organisations de la société civile, des jeunes, des femmes ainsi que des acteurs du secteur privé et du monde universitaire.

Cette année, les échanges portent particulièrement sur cinq objectifs prioritaires : l’eau potable et l’assainissement (ODD 6), l’énergie (ODD 7), l’industrie et les infrastructures (ODD 9), les villes durables (ODD 11) et les partenariats pour le développement (ODD 17).

𝗨𝗻 𝗽𝗹𝗮𝗶𝗱𝗼𝘆𝗲𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 l’𝗶𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 𝗵𝗮𝗻𝗱𝗶𝗰𝗮𝗽é𝗲𝘀

En marge des travaux, les organisations de défense des droits des personnes handicapées ont porté un plaidoyer fort pour une meilleure prise en compte de leurs besoins dans les politiques publiques africaines.

Sous le leadership de Sightsavers et du Forum africain sur le Handicap, une coalition africaine a présenté une déclaration appelant les États membres à adopter des mesures concrètes en faveur d’un développement réellement inclusif.
Dans cette déclaration, les organisations rappellent que les personnes handicapées continuent de faire face à de nombreux obstacles d’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à l’énergie, aux transports et aux infrastructures adaptées, limitant ainsi leur pleine participation au développement durable.

𝗘𝗮𝘂, é𝗻𝗲𝗿𝗴𝗶𝗲 𝗲𝘁 𝗶𝗻𝗳𝗿𝗮𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗮𝗰𝗰𝗲𝘀𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀

La coalition salue les avancées contenues dans la Déclaration politique de Doha, qui reconnaît explicitement les droits des personnes handicapées et engage les États à mettre en œuvre des politiques accessibles et inclusives, conformément à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.
Concernant l’accès à l’eau et à l’assainissement, les organisations demandent aux gouvernements africains d’intégrer systématiquement les besoins des personnes handicapées dans les politiques et programmes WASH, tout en prévoyant des mécanismes de soutien spécifiques.

Sur la question énergétique, elles plaident pour l’inclusion prioritaire des personnes handicapées dans les programmes d’électrification, soulignant que beaucoup d’entre elles dépendent d’équipements fonctionnant à l’électricité pour vivre de manière autonome.

La coalition appelle également à intégrer la conception universelle dans les infrastructures, les systèmes numériques et les innovations technologiques. Elle insiste notamment sur le développement de technologies d’assistance produites localement et adaptées aux langues nationales et locales.

𝗗𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁é𝗲𝘀 à 𝘁𝗼𝘂𝘀

Pour les villes et communautés durables, les défenseurs des droits des personnes handicapées demandent des transports publics accessibles, des bâtiments adaptés, des espaces publics inclusifs ainsi qu’une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des femmes et des jeunes handicapés, notamment en situation de catastrophe.

Les organisations recommandent aussi l’intégration des questions liées au handicap dans les formations des premiers intervenants et des professionnels de l’assistance humanitaire.

« 𝗥𝗶𝗲𝗻 𝘀𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 »

Enfin, la déclaration insiste sur l’importance d’associer activement les personnes handicapées et leurs organisations aux processus de prise de décision.

Les signataires estiment qu’aucun agenda de développement durable ne pourra être pleinement atteint sans leur participation effective. Pour eux, les personnes handicapées ne doivent plus être considérées comme de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais comme des acteurs essentiels du développement durable.

Les conclusions du Forum régional africain seront présentées lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable prévu du 6 au 15 juillet 2026 à New York City.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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« L’Afrique ne doit pas subir les récits des grandes puissances”, (Dr Johnson Aniki, le doyen de la communauté africaine en Ukraine)

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Installé en Ukraine depuis près de 40 ans, le Dr Johnson Aniki est aujourd’hui considéré comme l’une des figures historiques de la communauté africaine dans ce pays d’Europe de l’Est. Homme d’affaires d’origine nigériane et observateur attentif des relations internationales, il s’est exprimé sur la guerre russo-ukrainienne dans une interview accordée à CONGOPROFOND.NET⁠ depuis la ville de Kyev.

Pour lui, les Africains doivent analyser ce conflit avec indépendance et éviter de se laisser entraîner par les narratifs imposés par les grandes puissances mondiales.

Une lecture géopolitique fondée sur l’expérience

Témoin de plusieurs décennies d’évolution politique en Ukraine, Johnson Aniki estime que le regard africain sur la guerre diffère souvent de celui porté par l’Occident. Selon lui, de nombreux citoyens africains établissent un parallèle entre l’intervention militaire russe en Ukraine et certaines opérations occidentales menées par le passé sur le continent africain. Cette perception, explique-t-il, alimente aujourd’hui un débat profond sur la souveraineté, les intérêts stratégiques et la place de l’Afrique dans les rapports de force internationaux.

L’appel à une diplomatie africaine indépendante

À travers sa prise de parole, le Dr Johnson Aniki invite les dirigeants africains à adopter une posture davantage centrée sur les intérêts du continent. Il considère que l’Afrique doit renforcer sa capacité d’analyse géopolitique afin de ne pas devenir un simple terrain d’influence pour les puissances étrangères.

Dans un contexte mondial marqué par les rivalités entre blocs internationaux, il plaide pour une diplomatie africaine plus autonome, capable de défendre les priorités économiques, sécuritaires et politiques des peuples africains.

Une guerre qui redessine les équilibres internationaux

Pour Johnson Aniki, le conflit entre la Russie et l’Ukraine dépasse largement les frontières européennes. Cette guerre, affirme-t-il, reconfigure les alliances diplomatiques et accentue la compétition d’influence entre puissances mondiales, notamment en Afrique. Alors que Moscou, Washington, Bruxelles et Pékin multiplient les initiatives diplomatiques sur le continent, plusieurs pays africains cherchent désormais à maintenir une position équilibrée et pragmatique face aux tensions internationales.

Le Dr Johnson Aniki est un entrepreneur nigérian vivant en Ukraine depuis environ 40 ans. Considéré comme le doyen de la communauté africaine dans ce pays, il est connu pour son engagement en faveur des diasporas africaines et pour ses interventions sur les questions géopolitiques liées aux relations entre l’Afrique, l’Europe de l’Est et les grandes puissances mondiales. Grâce à son parcours universitaire et entrepreneurial en Ukraine, il est devenu une figure influente dans les débats portant sur la coopération internationale et la souveraineté africaine.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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